‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 20 sur 312 · I. Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

I. Voir ci-dessus, p

faudrait ensuite apaiser Dieu : « Aussitôt que nous avons quitté nos petits souliers d'enfant, alors que nous sommes à peine sortis du bain sacré, les voici (les papistes) qui viennent nous enlever tout, en nous disant : ((Oh! par le péché, ta as depuis longtemps perda le baptême et souillé ta robe d'innocence ; maintenant, tu dois songer à faire pénitence, à satisfaire pour tes péchés, à faire des jeûnes, des prières, des pèlerinages, des fondations, jusqu'à ce que tu apaises Dieu, et qu'ainsi tu reviennes en grâce avec lui ». En conséquence, au même endroit il parle aussi d'un (( baptême des œuvres » : « en fait et très réellement» les papistes u suppriment le baptême du Christ » ; (( en son lieu, ils mettent nos œuvres et ils établissent ainsi un second baptême, non par l'eau, mais par les œuvres. Voilà comment ils en sont venus à comparer impudemment au baptême leur état de moinerie et leur vie de couvent ^ I » Toute la bande des moines a oublié son baptême ; ils sont entrés au couvent et ils ont endossé le froc ; et ils se font fabriqué des marques extérieures ; ils ont voulu ainsi trouver Dieu et l'atteindre, et ils ont prétendu que c'était là la véritable manière de le servir et de gagner le ciel 2 ».

11 écrit aussi que le a baptême monastique », par lequel on ((prétend devenir pur et innocent)-), est au contraire un véritable reniement du baptême du Christ. Car voici le sens du vœu ; « Mon Dieu, jusqu'ici le baptême et la parole de ton cher Fils m'ont donné

I. Ed., iG, 89, 90, 93-94 (j535). Voir aussi Ed., kg, 166 (i538) sur la perte du baptême et l'entrée au couvent, a. Ed., 19, 86 (i535).

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