LE (( BAPTEME DES ŒUVRES
Tassurance que tu étais pour moi un Dieu de miséricorde ; mais je veux maintenant apostasier, et je je veux m'attacher à un nouveau baptême, au baptême monastique de mes propres œuvres^ ». Car, écritil au même endroit, (( sous le papisme, le saint baptême du Christ et le règne du Christ avec toute la magnificence de sa grâce ont été méconnus et incompris; c'est pourquoi l'on a dû se tourner vers les œuvres et vers le mérite propre. Car ils regardent le baptême comme un bienfait temporaire^ qui a péri et qui est perdu depuis longtemps à cause des péchés qui Vont suivi, et non comme une promesse de grâce permanente et éternelle, promesse sous laquelle et dans laquelle nous demeurons sans cesse, et à laquelle nous avons à retourner si nous sommes tombés. Mais c'est ce que pas un papiste ne saurait comprendre*. »
Ou, comme il l'écrira quelques années après, pour le pape et pour les siens le baptême et les états chrétiens avaient fort peu de prix ; c'est pourquoi il leur avait fallu inventer des états et des ordres spéciaux, supérieurs, instituer un baptême plus élevé, le baptême monastique^. Et il donne tout cela comme absolument hors de c/oa^^. quoique pour parler sa langue, « ce soit une double puanteur et un triple mensonge * ».
Par l'expression de baptême monastique ou baptême des moines, Luther veut malignement en arriver aussi à faire sentir d'autant plus vivement l'opposition de
ï. Erl., 31,293 (i533).