‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 22 sur 312 · Erl., /I9, 88-89 (i · texte numérisé non relu

Erl., /I9, 88-89 (i

A. Erl., 23. i33 (i533).

34 l'E C( BAPTEME MONASTIQUE )) ET LE VRAI BAPTÊME

ce baptême avec le baptême du Christ, et à provoquer en même temps la pensée qu'ils sont tous les deux du même ordre.

Qui donc a donné cet enseignement ? Comme nous l'avons vu plus haut 1, saint Jérôme et saint Bernard avaient ici la conception que l'on peut attendre d'eux ; ils considéraient le « second baptême » comme un renouvellement, un renforcement des vœux du baptême chrétien. Tous les autres qui ont parlé de ce «second baptême» n'entrent pas en ligne de compte. Or, quelle audace ne fallait-il pas à Luther pour oser soutenir que, d'après la doctrine catholique, le baptême est temporaire et périssable, qu'on le perd par le péché, et que la grâce n'en peut revivre en nous ? Luther n'aurait donc jamais entendu parler du caractère ineffaçable que, d'après la doctrine catholique, le baptême imprime dans lame du chrétien, et qui, comme le dit saint Augustin, ne s'efface pas, même chez les apostats'-? Le baptême ne se perd jamais, car il tire son efficacité de la vertu de la passion du Christ, comme l'enseigne saint Thomas eu union avec l'Eglise. Et de même que les péchés commis après le baptême n'effacent pas la vertu de la passion de Jésus-Christ, ainsi ils n'effacent pas davantage le baptême 3. Les péchés mortels ne font qu'empêcher les effets du

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