‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 216 sur 312 · LES MENSOINGES DE LUTHER · texte numérisé non relu

LES MENSOINGES DE LUTHER

œuvres leur fin véritable, celle que leur avaient assignée l'antiquité chrétienne tout entière, son ordre et tous les docteurs catholiques ; il insistait même sur la discrétion avec laquelle il fallait les pratiquer. Peu à peu, il en vint à parler de certains milieux, où l'on aurait employé les mortifications pour obtenir la rémission de ses péchés et apaiser la sévérité du souverain Juge, bref, pour mériter la justification. A partir de i53o, il se présente lui-même comme l'un de ceux qui en ont le plus abusé, jusqu'à en ruiner sa santé, et cela, en vue de la fin dont nous venons de parler. Il se donne ensuite comme n'ayant jamais rien su de la doctrine contraire de l'Église et de son ordre. L'audace et la désinvolture qu'il mettait dans ces affirmations ne pouvaient que porter le lecteur ou l'auditeur à croire qu'autrefois il avait été intimement convaincu que sa conduite irréfléchie était vraiment conforme à l'esprit de l'Église.

C'est vers la même époque, c'est-à-dire à partir de i53o, qu'il donne aussi ses assertions mensongères sur l'intention blasphématoire avec laquelle il aurait autrefois prononcé ses vœux, alors qu'auparavant, par exemple en iSai, il avouait encore ne pouvoir dire dans quel état d'âme il était alors. ^ C'est aussi après i53o qu'il donnera ses mensonges sur la « formule de l'absolution monastique », 2 sur la condamnation que le pape avait faite du mariage comme d'un état d'impureté 3, et sur nombre d'autres points dont nous parlerons dans

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