‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 218 sur 312 · TRANSITION AU CHAPITRE SUIVANT · texte numérisé non relu

TRANSITION AU CHAPITRE SUIVANT

avec Dieu et notre justification que sur des pratiques humaines, sur les œuvres de l'homme, de quelque nature qu'elles soient, et non sur l'œuvre de Dieu ou de Jésus-Christ, en sorte que, dans la conversion, tout se ramène à notre propre justice, ainsi que l'ont prétendu et le prétendent encore les théologiens protestants et les historiens de Luther ?

Avant d'étudier le point de départ de l'évolution de Luther, ce sont là des questions auxquelles il nous faut répondre. Pour le faire, je me bornerai à consulter les livres où la vie et les idées de l'Église elle-même se révèlent à nous durant tout le cours de l'année, où jour par jour, elle s'adresse à ses fidèles et tout spécialement à ceux qui appartiennent à l'état ecclésiastique; je veux dire le misselet le bréviaire, surtout le missel et le bréviaire des Ermites de saint Augustin. ^ Ils suffisent amplement pour convaincre de mensonge le Luther des dernières années, et pour le mettre une fois de plus en contradiction avec celui d'autrefois. La conclusion où nous arriverons confirmera ainsi celle à laquelle nous sommes parvenus dans le présent chapitre.

j. 3e cite le Missel des Augustins d'après la rare édition de Venise i5oi, et le Bréviaire d'après le Cod. Vat. lat., n. 35i5, de la fin du XV* siècle. Dans l'édition des Constitutions, de i5o8, VOrdinariiim fait suite à ces Constitutions. Quand je cite d'autres références, ce que je ne fais que rarement afin d'être plus bref, je donne à chaque fois des indications explicites.

(N. d. T.) : Dans les traductions de prières liturgiques qui vont suivre, nous nous inspirerons en général de Dom Guéranger, L'Année liturgique.

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