X. Voir ci-dessus, p. ao-ai
a. Contra ep. Parraenianî, 1. a, c. i3, a. 39.
3. 3' p., qu, 66, a. 9, ad i : « Baptismus operalur in virlutô passionis Christi. Et ideo sicut peccata scquentia virkutenj passioni» Cliristi non auferunt, ita etiam non auferunt baptismum, ul neccsse sit ipsum itorari ». Saint Thomas donne ici la doctrine universelle.
tUTHER A-T-IL FAIT VŒU DE RENIER J.-C? 35
baptême^ : ils font perdre la grâce baptismale (qui toutefois peut revivre), et ils détruisent Vaillance conclue au biptême. Mais ce n'est pas par le « baptême monastique )) ou par la «moinerie)) que se fait le retour à Dieu, c'est par le sacrement de pénitence 2. Or ce sacrement suppose deux préliminaires indispensables : le sang de Jésus-Christ et la réception du baptême. La « moinerie » facilite le renouvellement ou plutôt le renforcement du lien baptismal, mais on peut atteindre cette fin sans se faire religieux.
J'ai dit plus haut 3 comment en i52i, plus d'un an après son apostasie, Luther prétendait qu'il ne se rendait pas compte des dispositions dans lesquelles il avait fait ses vœux. Huit ans après, il en savait plus long: (( Pour moi, disait-il alors, si je me suis précipité dans un monastère, ce n'était pas pour servir le diable, mais pour mériter le ciel par l'obéissance, la chasteté et la pauvreté'^ )). Et quatre autres années après, douze ans par conséquent après 1 521, il en savait beaucoup plus long encore ; à rencontre de ce qu'il sait parfaitement être la vérité, il en vient à d'extravagantes affîr-