‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 238 sur 312 · MANQUE DE CRITIQUE · texte numérisé non relu

MANQUE DE CRITIQUE

trouvait dans la sainte Ecriture, et tout spécialement dans lEpître aux Romains..., ce n'était pas encore la véritable parole du salut, mais plutôt un motif de désespérer de son salut. A cette époque, comme il l'a souvent répété plus tard dans ses écrits et dans ses discours, ce qui le frappait le plus, c'était la conception qu'il se faisait de la justice de Dieu, dont saint Paul dit qu'elle est révélée dans l'Evangile ^. Parla, il entendait cet attribut de Dieu qui lui fait punir ceux qui sont dans le péché et qui ne possèdent pas la justice. A Vexceptlon d'Augustin^ que du reste il ne connaissait pas encore y tous les docteurs catholiques ne lui donnaient que cette explication... ^ ». Quelle serait ici la première préoccupation d'un historien sagace et consciencieux ? Evidemment de rechercher quelle est la la valeur de l'afTirmation de Luther, de voir si réellement jusqu'alors tous les docteurs catholiques avaient entendu ce passage de saint Paul dans le sens de la justice de Dieu qui punit. Or, ni Kôstlin, ni aucun autre théologien protestant n'a entrepris ce travail ; pas un d'entre eux n'y a même songé. De confiance, ils ont accepté et acceptent encore pour vraies les paroles de Luther.

J'ai fait sur cette question l'enquête qu'ils ont oubliée, et j'en ai consigné les résultats dans un supplément au premier volume 3. Je n'ai pas travaillé en pure perte puisque voici le résultat de mes recherches : Pas un seul écrivain catholique, depuis V Ambrosiaster jusqu'à

i. Rora. I. 17.

a. Lathers Théologie, 2' édil., I, 22. C'est moi qui souliS^ne.

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