‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 243 sur 312 · Job, VII, I · texte numérisé non relu

Job, VII, I

378 LA. Crise diaprés les sotjRCES anciennes

par d'autres tentations, c'est l'inquiétude. Qui est complètement à l'abri de ses atteintes? Elle éprouva Luther dès le début mais il n'en fît pas retomber la responsabilité sur l'Eglise ou sur les moyens qu'elle nous propose pour la combattre.

De fait, que lisons-nous dans ses œuvres datant de sa vie monastique? Le i5 avril i5i6, il écrit à un a confrère, agité et éprouvé par les flots et les tempêtes » : « Dieu, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, vous a donné le meilleur paraclet et consolateur qu'il se puisse sur la terre, le R. Père et Maître Barthélémy [d'Usingen] ; ayez soin seulement de renoncer à votre sens propre, afin de suivre ses conseils et de les graver fortement dans votre cœur. Je suis absolument certain, le sachant par mon expérience personnelle, par la vôtre et par celle de tous ceux que j'ai vus dans Vinquiétude, que c'est la prudence de notre sens propre qui est la seule cause, la seule racine de tous nos troubles. Car notre œil est très pervers. » Puis, celui qui depuis longtemps déjà admettait la théorie de la justice imputative du Christ conclut ainsi ces considérations : « Et pour parler de moi, hélas ! que de misères et de tourments cet œil pervers nem'a-t-il pas causés, et ne me cause-t-il pas encore au dernier point^ ! » Voilà qui est bien parlé. Comme remèdes contre les tentations en général, et en particulier contre l'inquiétude, à laquelle se rattachent la crainte, l'angoisse et autres épreuves de ce genre, Luther ne connaissait alors que le souvenir de la miséricorde divine

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