‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 25 sur 312 · Erl.,3G, /,09(i · texte numérisé non relu

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mations : « De quoi ai-je fait vœu, en me donnant à la moinerie ? Evidemment, mon vœu ne pouvait avoir qu'une signification; je disais par là: « Dieu éternel, je te voue une vie qui aura la même valeur que le baptême, le sang et la passion de ion cher Fils ; une vie où désormais je n'ai plus besoin de son sang et de sa passion, où c'est par mes propres œuvres que je me fraierai un chemin vers toi. // ne doit pas être ma voie, et il a menti impudemment quand il a dit : « Nul ne vient au Père que par moi. » Et par mes œuvres, que je leur communiquerai et que je leur vendrai pour un boisseau de grains, je veux te conduire et sauver d'autres chrétiens encore, que ton Fils aurait dû te conduire. Et je veux être la voie par laquelle t'arriveront tes pauvres chrétiens et tes saints. Que tel ait été le sens de mon vœu, c'est ce que ne saurait nier aucune âme loyale ; car il est de toute évidence que nous avons regardé le baptême monastique comme notre sainteté, et que nous avons communiqué et vendu nos bonnes œuvres au commun des chrétiens ; voilà qui est clair comme le jour, et les pierres même doivent le crier ^. » L'on voit ici en quel abîme Luther était peu à peu tombé. En i52i, sur un point du moins 2, un sentiment de pudeur l'arrêtait: il n'osait pas dire que c'était en ce sens qu'il avait lui-même prononcé ses vœux ; il confessait même que pour les autres il ne pouvait

I. Erl., 8i, p. a85 (I>arr8 la Brhve réponse, déjà citée, de i533)» j a. Car, dès lors, il écrivait que non seulement les vœux ' monastiques étaient beaucoup plus prisés que 1« baptême du Christ (Weim., VI, /4A0), mais encore que parles vœux l'on reniait jjon baptême. Voir ci-dessus, I, p. i3a.

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