‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 260 sur 312 · Voir ci-dessus la fin de l'avant-dernière note · texte numérisé non relu

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3. Voir Weim., I, 236, n. 35 (4 sept. I517); Enders, I, ia8 (11 nov. i5i7).

4. Je dis en apparence. Plus loin, en effet, nous verrons qu'il donne à ces œuvres un concept différent de celui qu'on leur attribue d'ordinaire. (Ci-après p. 429 et surtout 446).

4l2 LA CORRUPTION DE LA VOLONTÉ d' APRÈS LUTHER

quelles soient la justice, mais parce qu'elles la cherchent 1 )).

« Non qu'elles soient la justice », c'est-à-dire, non que ce soit d'elles-mêmes que ces « œuvres préparatoires » nous conduisent à la justice du Christ ; dans l'ordre naturel, on dit qu'une conduite juste rend juste ; il n'en est pas ainsi dans la voie du salut. En protestant contre cette confusion, en mettant dans un plan à part Injustice de la foi 2, Luther se sentait parfaitement d'accord avec l'Eglise. Cette justice de la foi est Injustice du Christ, qui devient nôtre dans la justification afin de nous rendre justes devant Dieu ; la justice naturelle est notre justice propre, qui ne nous justifie pas aux yeux de Dieu. Mais n'anticipons pas sur nos recherches.

I. — La corruption profonde de notre volonté d'après Luther. Son orgueil et sa prétention à opérer par lui-même sa justification.

Ce n'est qu'en partant de l'idée de la corruption profonde de la volonté chez l'homme déchu que l'on peut comprendre les paroles par lesquelles Luther ouvre son Commentaire sur l'Epître aux Romains, Dans cette Epître, dit-il, saint Paul se propose de détruire tout ce qui nous plaît en nous, et d'édifier à la place ce qui est en dehors de nous et qui se trouve dans le Christ : « Dieu veut nous sauver non par notre propre justice, mais par une justice et une sagesse qui nous

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