OUBLI DB LA PRIÈRE
ne s'accordent chez Luther que sur quelques points, parmi lesquels il convient de ranger l'invincibilité des passions violentes, mais non son exposition de la grâce.
Mais lorsque l'assaut des passions, et surtout de l'orgueil amena l'écroulement de ce château de cartes, alors il se sentit désespérer de lui et de ses œuvres, et il chercha une théorie qui pût s'accorder avec son expérience de l'invincibilité de la concupiscence.
Personne n'a moins compris Luther que les théologiens protestants et les biographes de Luther.
III. — Luther ne sollicite pas la grâce qui lui permettrait de triompher.
Gisant à terre, Luther a-t-il du moins imploré de Dieu la grâce pour pouvoir se relever, pour pouvoir désormais, suivant les avertissements que l'Eglise nous en donne sans cesse, travailler en toute humilité à l'œuvre de son salut ? Pour lui, c'était impossible ; sa chute était si profonde que même la simple tentative de relèvement devait lui paraître un désir présomptueux de s'appuyer sur soi-même^. Et c'est précisément ce péché de présomption qu'il voulait éviter.
Dans les relations, controuvées ou non 2, sur les