‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 291 sur 312 · Voir, ci-après, chap. IV, § 3, IV · texte numérisé non relu

Voir, ci-après, chap. IV, § 3, IV

6. Voir ci-dessus, p. 87. C'est ce qu'a parfaitement compris un théologien protestant, Jean Tobie Begk (180^-1878): cette doctrine.

452 JUSTIFICATION SIMPLEMENT COMMENCÉE i

était nécessaire dès l'instant où Luther émit la thèse fatale : La concupiscence n'est que le péché originel ; — et comme conséquence : Le péché demeure aussi longtemps que la concupiscence, c'est-à-dire jusqu'à la mort.

Par là, Luther ruine l'antique notion catholique à' muq justification qui nous rend justes. En fait, nous sommes pécheurs, justes seulement en espérance, ainsi qu'il est obligé de s'exprimer. Nous ne sommes donc pas (( justifiés », mais « à justifier^ )). Etant donné le système erroné qu'il s'était construit, il ne pouvait pas parler autrement. A cette époque toutefois, il ne s'est nullement aperçu qu'il se mettait en contradiction absolue avec la doctrine catholique 2.

dit-il, est une abomination devant Dieu, parce qvi'il est immoral de déclarer morale une chose qui ne l'est pas. Erklàrung des Briefes an die Borner, I (i88/i), p. 292. En dehors de son état d'âme, Luther fut amené à sa théorie par les idées d'OccAM et, d'une manière générale, des nominalistes suri' « acceptation divine de puissance absolue » {acceptatio dlvina de potentia absoluta), et l'inutilité des vertus infuses surnaturelles (habitas supernaturales). Sur cette influence, voir, ci-après, ch. IV, S /».

Page 1