Sljînis operis n'est pas explicitement finis operantis
3. Tempore praegnationis mulieris, cum muliere sterili aut œtatis provectae.
à. Sancti Bonaventuraî Opéra, éd. deQuaracchi, t. IV, 1889. p. 724.
5 Declarans igitur se ipsum, Paulus affirmât se ea (les v. 2 et 5 de la i" épître aux Corinthiens, ch VII) dixisse non ex prœcepto» sed ex permissione et indulgentia quadam, qua nimirum soient minora quœdam mala concedi ad avertenda majora. Quocirca recte B. Augustinus et alii Patres ex hoc loco colligunt ac docere non dubitant, concubitum conjugalem, quando fit per inconti-
liOô l'église et le marl\ge
Ces anciens théologiens avaient du reste bien soin d'ajouter : « A cause du but de l'acte, qui est bon, Dieu est indulgent pour la recherche de jouissance chez ceux qui le posent ». Pour eux, la déformation venue de cette préoccupation explicite ou même unique de satisfaire la concupiscence n'était que vénielle.
Parmi les causes de cette opinion, il y avait sans doute un enthousiasme de néophytes, la réaction contre la corruption païenne, la. tendance de saint Augustin au pessimisme, un manque de précision dans la science théologique à ses débuts. Aussi, aujourd'hui, l'opinion la plus commune est que, même si l'acte conjugal est accompli unius voluptatis causa, il ne comporte aucun péché 1. Les partisans de cette opinion raisonnent à peu près ainsi : de soi, on l'a déjà vu 2, la concupiscence n'est pas mauvaise ; c'est l'attrait qu'une force douée d'une vie sensible ressent à atteindre son but. Or, dès lors que le but est convenable, et qu'en se développant.
nentiara, semper esse peccatum, ctiamsi vitandae fornicationis causa fiai ; tune autem solum culpa carere, qiiando non expetitur, nisi sobolis procreandae gratia. » Guil. Estius (Van Est), Absolutissima in omnes beati Pauli... ephtolas Commentaria (Parisiis, 1679, in-fol. II, 25o(sur I Cor. VIL 6). — Même opinion dans In quartum Ubruni Sententiarum, dist. 3i, S 7 (Duaci, 161 6, p. laj-
I. Saint Alphonse de Ligori dit que cette opinion est « nec minus coramunis, nec minus probabiHs. » Theol. moralis, lib. Vf, tr. 6, c. 2, n" 882 ; voir aussi n" 924 ; Edition de Turin, 1887, t. VI, p, 650,678. — Pour cette opinion. Estius cite uu Moyen Age et au xvi* siècle : « Altisiodorensis, Durandus, Paludanus, Capreolus, Gajetanus, Sylvester, Joannis Majoris, Joannes Eckius, Fredericus Nausea et Dominicus Soto ». In quar tum librum Sententiarum Commentaria, dist. 3i, S 7; Duaci, 1616, in-fol., p. 12a.
a. Ci-dessus p. 464.