I Tim., IV
Aa LE MAIUAGE TIVOHIBÉ
meuti^ » Il conclut que sur l'autorité de cet unique texte il peut oser délier tous les moines de leurs vœux, comme auparavant déjà, il l'avait fait pour les prêtres séculiers^. Ce passage de saint Paul, dit-il, n'est pas dirigé contre les futurs Tatianistes, comme les papistes le prétendent, car Tatien n'avait pas seulement pro/ii6^ le mariage, il l'avait encore complètement condamné» comme un mal et comme un péché. Or, le pape et les papistes ne condamnaient ni certains aliments ni le mariage ; ils se bornaient à les prohiber. Donc, par ceux dont parle saint Paul, il ne faut pas entendre les Tatianistes, mais le pape et les papistes. Luther est tellement ravi de son interprétation qu'en terminant il interpelle le monde entier : « Y a-t-il quelqu'un qui ait ici une objection à faire? Tout cela n'est-il pas absolument clairet irréfutable^ ? » Le a Réformateur» recourt volontiers à des phrases de ce genre, lorsqu'il sent ses arguments trop faibles. Et c'est ici le cas.
D'après saint Paul, qui sont ceux à qui des hérétiques à venir doivent défendre le mariage ? Ceux-là peut-être qui, pour toujours, ont préféré au mariage la continence et la virginité? Evidemment non ; car il serait alors en contradiction avec lui-même et avec tout ce que nous lui avons entendu enseigner sur la virginité * ; il n'a pu avoir en vue que ceux qui étaient libres de se marier ou de rester dans la continence ; car cette continence n'est pas un devoir. C'est aux personnes de
t. Weim., VIII, 696 (loai).