‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 32 sur 312 · Ernserj · texte numérisé non relu

Ernserj

3. Wider den falschgenannlen geistlichen Stand. Erl., a8, 194 [Weim., X, P, IJ, p. i5a].

même texte qu'il fait allusion quand l'année suivante il écrit : « Le sire de Rome a proscrit le mariage, parce qu'il devait venir des gens qui proscriraient le mariage. Le pape a fait que l'homme ne soit pas un homme et que la femme ne soit pas une femme*. » En 1637, on voit, en partie du moins, transpirer encore les mêmes idées^. Il n'est vraiment pas nécessaire de s'arrêter plus longtemps à de telles divagations, puisque Luther luimême devait bientôt les attaquer, comme nous allons le voir dans les pages suivantes.

§ 2. — Le mariage condamné par le pape comme coupable et impur.

A dire des erreurs et des mxensonges, on ne sait plus ensuite ce que l'on a d'abord soutenu. C'est ce qui arriva à Luther : il s'est tendu des pièges et il y est tombé. Depuis 1621, il avait donc écrit que le pape avait seulement prohibé le mariage, mais qu'il ne l'avait pas condamné ou regardé comme coupable, comme l'avaient fait les Tatianistes. Mais dès 1627 on l'entend dire : « C'était presque un déshonneur pour une jeune fille ou un jeune homme de se marier ; on eût dit que c'était défendu par Dieu^. » « Ils attribuent le mariage au diable^. » Bientôt, l'on devait entendre mieux encore.

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