‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 57 sur 312 · Migne, Pair, gr., t. 3i, c. CaS · texte numérisé non relu

Migne, Pair, gr., t. 3i, c. CaS

3. Pour Luther, voir aussi ci-dessus, I, p. 378-374 ; pour Mélanchthon et la Confession d'Augsbourg, p, 35o-35i, un passage de l'article XVf de cette Confession.

l'état conjugal, BTAt t)*lMPUtlErÉ ET DE PÉCHÉ 83

scolastique si remarquable » l'a radicalement condamné. Il écrit déjà dans son ouvrage sur les vœux monastiques : « Comme le dit le Psaume L^, le devoir conjugal est un péché et un acte d'une extrême violence ; à le considérer au point de la passion et du plaisir honteux, il ne se distingue en rien de l'adultère et de la fornication. Pourtant, Dieu ne l'impute nullement à faute aux époux, et cela par pure miséricorde, parce qu'il nous est impossible de l'éviter, alors que néanmoins nous devrions nous en abstenir 2. » L'année suivante, il écrit : « Par tous ces éloges que je viens de donner à la vie conjugale, je n'ai pas voulu concéder à la nature qu'il n'y ait là aucun péché, mais je dis que la chair et le sang corrompus par Adam sont conçus

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