‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 63 sur 312 · LOGIQUE DE CES PRINCIPES · texte numérisé non relu

LOGIQUE DE CES PRINCIPES

Dieu le dernier des hypocrites : extérieurement, le Dieu de Luther se montre indifférent, tolérant, fermant les yeux sur ce qu'il hait intérieurement.

Dieu ferme les yeux sur le péché originel subsistant en nous : il en agit de même pour le péché contenu dans l'acte conjugal. 11 institue le mariage, il le commande, il le bénit, il veut l'acte conjugal, et cet acte reste un péché, et pourtant, sans cet acte, le devoir conjugal ne peut s'accomplir ! Contre le péché originel. Dieu nous donne dans le baptême un remède qui pourtant est incapable de l'effacer ; pour que le scandale ne soit pas trop grand, il doit même recourir à une ruse : pour ne pas voir le péché, il le couvre ! De même, le moyen que le Dieu de Luther a établi pour la « nécessité » (lorsque « la nature veut se répandre, se semer et se multiplier » ; et aussi afin de (( vivre la conscience tranquille et de marcher avec Dieu * »), ce moyen est précisément un péché. Mais, pour ne pas trop se compromettre par l'institution et la bénédiction d'une chose qui ne peut jamais se produire sans péché et sans péché grave, pour qu'il ne saute pas trop aux yeux que l'on ne peut accomplir un de ses commandements sans commettre un péché, une fois de plus Dieu a recours à l'astuce ; à la dérobée, il couvre le péché ! Et devant ces tours de passe-passe, Gottschick a le front de venir nous dire : « En opposition avec le mépris pour le mariage que la religion et le monde avaient puisé dans les enseignements du Christ, de Paul, des Pères et de la scolastique, Luther est inter-

» Weim., Xn, m6, ag-So, 3a (i528)«

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