‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 81 sur 312 · Ci-dessus, p. loi · texte numérisé non relu

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2. En 1899, dans la Revue politique et parlementaire (t. XX, p. ai- 65, Le mouvement féministe en Allemagne) une féministe, Madame Lily Braun Gizycki faisait de curieuses remarques sur la situation de la femme en Allemagne. C'est un fait constant, disait-elle, qu'en Allemagne la condition de la femme est inférieure à ce qu'elle est en général dans les autres pays de l'Europe. On a dit souvent que ce fait tenait au caractère des races germaniques. Mais, réplique-t-elle, dans l'Allemagne du moyen âge, les femmes étaient plus instruites que les hommes : elles le devaient aux gens d'église et aux troubadours. Au contraire, ajoute-t-elle « la Réforme a exercé une action défavorable sur la culture féminine. Luther déclara à plusieurs reprises que la femme n'avait à se préoccuper que du ménage et du soin de ses enfants, et qu'elle avait été créée exclusivement pour l'homme, conception qui s'est d'ailleurs maintenue dans l'Église protestante orthodoxe jusqu'à Une époque récente. » Et l'auteur de l'article constate que pour conquérir quelques privilèges rares et problématiques, les femmes allemandes ont dû lutter contre une hostilité générale et tenace.

Comme on le voit, la féministe et le dominicain sont ici parfaitement d'accord. — Voir aussi V Apologetische Rundschau^ avril igxi (N. d. T.).

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