‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 89 sur 312 · Luthers Tischreden, etc., n · texte numérisé non relu

Luthers Tischreden, etc., n

h. Ibid., n. 3 18. Voir aussi Kôstlin-Kawerau, M. Luther, II, 497-

5. L'opuscule Wider den Saufteufel (Contre le diable de la Soif) nous renseigne sur ce nouvel ordre luthérien (destiné sans doute à remplacer les ordres monastiques !) Voir à la fin la Circulaire aux Frères amis de la soûlerie, [aux chevaliers de la bouteille] (Sendbrief an die vollen Bruder aus dem Jahre 1552) (imprimé en i562) ».

Pour y être admis, la première condition était d'être capable de boire vigoureusement. Fol. K. iiij.

6. Erl., 8, 293, (i525). « Nos Germani sumus ventres ac proci Penelopes, fruges consumere nati. » 0pp. exeg. lat. X, 4o (vers i544).

h INTEMPERANCE. — LA JUSTIFICATION PAR LA FOI I27

riches, ne buvaient que de l'eau ; on usait de mets très simples et faciles à se procurer ; c'était à peine si à l'âge de trente ans quelques-uns commençaient à boire du vin. Mais maintenant c'est pour ainsi dire dès l'enfance qu'on prend l'habitude des vins, et non pas des vins faibles et ordinaires, mais des vins étrangers ou des spiritueux qu'ils absorbent à jeun*. » Quoi d'étonnant que l'usage immodéré de la boisson fût devenu une coutume générale du pays 2, non-seulement chez les paysans, mais encore dans la noblesse, et cela seulement à partir de Luther, Car, « dans ma jeunesse, ce défaut chez un noble était une grande honte..., mais maintenant, il est pire et plus répandu chez eux que chez les paysans... Il a même atteint les jeunes ; ils s'y adonnent sans honte et sans retenue ; ils l'apprennent des vieillards... C'est pourquoi l'Allemagne est un pays pauvre, puni et frappé par ce diable de la boisson, et complètement noyé dans ce vice. » Cependant, ajoutet-il, (( les enfants, les jeunes filles et les femmes en ont encore quelque aversion, bien que sous le voile on trouve plus d'une truie dégoûtante. Pourtant, elles se tiennent encore. Il est encore resté assez de pudeur pour qu'on dise : C'est une grande honte pour une femme de boire à s'enivrer 3. » Mais d'où venait ce reste de pudeur, sinon de l'époque de la papauté ?

La doctrine de Luther sur la justification par la foi était un autre excitant à l'adultère. Le recteur protestant Rivius écrivait en i547 • ^^ ^^ *^ ^^ ^^ adultère ou

1. «Mepuero... nuncpueri... » Opp.exeg. 2a^,^I, 67 (vers 1 537).

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