‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 98 sur 312 · Anaiomiœ Lutheri, p · texte numérisé non relu

Anaiomiœ Lutheri, p

2, Erl., 20, 65 ; Weim., X, P. II, p. 288, 9 : « De même que je puis manger, boire, dormir, marcher, aller à cheval, trafiquer, parler et traiter avec un païen, un Juif, un Turc, un hérétique, ainsi je puis me marier avec lui. Envoie donc promener avec leurs lois les idiots qui s'y opposent ».

l40 CONSÉQUENCES DE LA RÉFORME DE LUTHER

cipe suprême de la licéilé d'un mariage était le droit d'épouser quiconque avec qui l'on pouvait manger, boire, dormir, marcher..., les empêchements de mariage 'qui existaient jusque-là devaient nécessairement disparaître comme un amas de niaiseries*, et l'on aurait le droit de s'étonner que Luther ne permît point le mariage entre frère et sœur. De fait, il adhéra aussi à ce principe.

En i528, il déclara morts, c'est-à-dire abolis, tous les empêchements matrimoniaux de droit ecclésiastique, et ceux-là même qui dans le nombre sont de droit naturel, ou qui y touchent de près, comme ceux de consanguinité, d'affinité, ou d'honnêteté publique. C'est ce qui résulte déjà du mot « mort » qu'il écrivit en marge de ce titre d'une section dans un mémoire de Spalatin : « De la consanguinité, de l'affinité et de la parenté spirituelle qui empêchent le mariage ».2 II passe ensuite au détail ; et là, chose incroyable mais logique, parmi les empêchements de consanguinité, il déclare morts, c'est-à-dire abrogés, l'empêchement de co/i-

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