‹ Luther, sa vie et son œuvreChapitre 41 sur 43 · LES NÉGOCIATIONS · texte numérisé non relu

LES NÉGOCIATIONS

La fuite du landgrave de Hesse et ses préparatifs de défense, la fermeté des autres princes protestants et la formation d*un tiers parti considérai)! e , désireux de la paix, éclairèrent enfin TEmpèreur sur Tétat réel des esprits, et détendirent subitement la situation.

Un certain nombre de princes et d'évéques catholiques qui n^avaient rien à gagner d'une guerre prochaine, conduit^ par Tarchevéque Albert de Mayence, cherchèrent dès lors, avec une évidente bonne volonté, lé rapprochement des deux partis. Ils parlaient aux protestants au nom de leurs intérêts communs, de Tancienne amitié, du repos de TAIlemagne, et les suppliaient de ne pas éterniser une funeste séparation. Ces derniers, qui ne désiraient, comme eux, qu'une paix honorable, proposèrent qu'on choisit dans chaque parti quelques hommes doctes et habiles pour con* férer ensemble sur les points en litige. La proposition fut acceptée; on élut une commission composée dans Tun et l'autre parti de deux princes, deux juristes, trois théologiens. Du côté des catholiques, c'étaient : le prince-évéque d'Augsbourg, le duc Henri de Brunswick (après son départ, le duc Georges de Saxe) ; les deux chanceliers de Cologne et de Bade, Bernard Hagen et Jérôme YeUus, juristes, et les théologiens Jean Eck, Conrad Wimpina, Jean Gochiaeus. Les protestant^choisirent Jean Frédéric, prince héréditaire de Saxe, et H margrave Georges de Brandebourg, Georges

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