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avait même exposé comment il concevait la nouvelle institution ;: il avait bien vu que les sommes à partager ne devaient pas comprendre les bénéfices à proprement parler, mais le bénéfice net d'exploitation, sans tenir compte des charges du capital, sur lesquelles le zèle du personnel ne peut avoir aucune influence.
Voici en quels termes il posait les deux questions du quantum à attribuer au personnel et de la modalité de sa répartition :
< Quelle partie de ce produit net convient-il de lui « allouer ? Quelle catégorie d’agents convient-il de « comprendre dans cette allocation ? Ce sont deux « questions auxquelles il est malaisé de faire une ré- « ponse précise et dont la solution doit être laissée à « l’appréciation équitable des conseils d’administra- « tion pour la première, des chefs de chacun des ser- « vices de l’exploitation pour la seconde.
« La somme totale fixée, ainsi que sa répartition, « convient-il d’en faire la répartition immédiate aux « ayants droit .? C’est le cas actuellement le plus gé- « néral. Il semblerait cependant préférable, surtout « pour les petits, plus conforme à l’intérêt bien enten- « du d’une classe d’agents moins soucieux d’assurer « l’avenir que de pourvoir aux nécessités souvent pres- « santes du présent, que ces sommes fussent versées « en leur nom à la Caisse Nationale de la Vieillesse, « par exemple, pour leur être remises à un âge déter- < miné ow au moment de leur retraite, ou, en cas de « mort, à leurs héritiers ».
Pit Fee
Ceux qui furent chargés d'élaborer les textes sur la prime de gestion eurent à résoudre toutes ces questions que M. Noblemaire avait posées depuis 30 ans.
La prime de gestion réalisée en 1921 n’est répartie qu'entre les agents ayant reçu une gratification : il convient donc d’expliquer d’abord ce que sont les gratifications et d’indiquer dans quelles conditions
elles sont réparties.