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ris P.L.M. étaient, en 1866, divisés en trois équipes assurant chacune le service pendant 8 heures consécutives.
Quant à la durée du temps de travail, elle s’analysait de la manière suivante :
Equipe assurant le service de 2 heures à 10 h. du soir.
Temps consacré aux manœuvres des AQU ESP TR Te ee CN 11257 Temps consacré à se rendre aux ai-
guilles ou à revenir à la guérite .. 1 h. 42’ 16” Temps de présence aux aiguilles ou
de survetllaneé: "17.220 1h, °52%2% Temps de repos à la guérite ....... 4 h. 14 45” Equipe assurant le service de 10 heures à 6 heures
du matin,
Manœuvre des aiguilles ............ 8’ 13” TÉAIRLS Lo it M CENT RS ER 1 h. 13° 49” SurvVellancen st 4 res ie mnt che G PRE REDOS AL NAS MUR SORTE 5 h. 45’ 41”
(dont un repos ininterrompu entre minuit 41 et 2 heures 2 minutes).
Equipe assurant le service de 6 heures du matin
à 2 heures.
Manœuvre des aiguilles ............ 12° 30” Trajets MR Ron eo Ce 1 h. 31° 20” SULVEILIANCE ER SEINS ER 1:bh2%5793072
RÉDOS ns dore AMOR ER OUR 5 h. 10° 40”
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Il y avait donc en 1866 des agents auxquels on demandait chaque jour 8 heures de présence, moins de 4 heures de service et moins d’un quart d’heure de travail effectif !
Qui pourrait soutenir, après cet exemple, que la
Compagnie P. L. M. livrée à elle-même, ne savait pas tenir compte de la nature du travail pour le graduer ?
Vers 1880, ia Compagnie, de sa propre initiative, réduit la durée du travail de 12 heures à 10 heures pour tout son personnel, Onze ans passeront avant que le législateur impose à l’industrie une réduction analogue pour le travail des femmes et des enfants.
Bien des mesures ont été prises depuis cette date qui ont eu pour objet de réglementer les conditions du travail : une seule a eu pour but d’en limiter la durée.
Il faut bien distinguer ces deux choses. La règlementation du travail fixe les périodes entre lesquelles doivent être pris certains repos, détermine la durée du repos nécessaire pour le repas du milieu de la journée, celle des repos plus prolongés, dits « grands repos journaliers », dont une partie est consacrée au sommeil, la durée de l’amplitude des journées de travail, (c’est-à-dire de l’ensemble des périodes de travail et de repos comprises entre deux grands repos journaliers consécutifs), etc. Ele permet le contrôle des
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inspecteurs du travail. Enfin elle a parfois comme conséquence une diminution de la durée du travail. Mais lorsque cette réglementation est faite avec assez de souplesse, les Compagnies s’arrangent pour serrer d’un peu plus près les roulements du travail, de manière à ne pas laisser inutilisé le capital humain qui coûte de plus en plus cher.
Le P, L. M. s’est souvent tenu bien en deçà des limites qui lui étaient fixées à ce point de vue. Cest ainsi que la durée moyenne du travail effectif journalier des mécaniciens établie conformément aux règles fixées par l’arrêté du 4 novembre 1899 ressort à 8 h. 40 (roulements du 3 novembre 1901), tandis qu’à la même date, un autre réseau, tout en respectant les mêmes règles, aboutissait à une durée moyenne du travail de 9 h. 32.
Ces moyennes sont calculées défalcation faite des repos décadaires et des congés ; si on calcule la moyenne du travail effectif des mécaniciens sur l’année de 365 jours, on aboutit en 1901 à un temps de travail moyen inférieur à 8 heures par jour.
La réglementation de 1899 a été le résultat d’une collaboration étroite des Compagnies et du Ministre des Travaux Publics Baudin.
Grâce à la bonne volonté apportée de part et d’autre, l’accord a pu se réaliser entre des hommes qui ne parlent pas toujours le même langage : techniciens et personnages politiques...
C’est ainsi que les personnages politiques ont eu
beaucoup de peine à comprendre que, au point de
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vue social, il n’est pas désirable que les repos pris hors de la résidence soient d’une durée égale à celle des repos pris à la résidence. La question s’est ainsi posée vers 1890.
Les parcours des mécaniciens sont déterminés par les horaires,- ceux-ci par les besoins du public. Lorsque les horaires sont modifiés, les roulements des mécaniciens le sont également.
A cet effet, on s’arrange pour qu’un certain nombre d’équipes (une équipe comprend : la machine, le mécanicien et le chauffeur) assurent le service d’un certain nombre de trains d’une même région.
Chaque équipe, arrivée à la fin d’un parcours en un point déterminé, devra repartir de ce point pour assurer un certain parcours le lendemain. Au bout d’un nombre de jours, variable suivant les roulements, une équipe recommencera les mêmes parcours.
On appelle roulement le tableau des parcours d’une équipe pendant le temps qui lui sera nécessaire pour effectuer la série de tous ses parcours.
Si le roulement est de 20 jours, le jour où l’équipe À fera le parcours du premier jour du roulement, l’équipe B fera celui du 2° jour, l’équipe C celui du 3° jour, etc. L'équipe T celui du jour 20.
Le lendemain l’équipe T fera le parcours du premier jour du roulement, l’équipe A celui du 2° jour, etc... Certains jours, il n’y a pas de parcours à effectuer : ce sont les jours de grands repos,
On ne peut pas faire en sorte que les parcours des trains ramènent chaque jour les mécaniciens à leur
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résidence : ces trains ne sont pas faits pour le service des mécaniciens, ils sont commandés par les besoins du public. Mais on peut faire un effort pour que les repos pris à la résidence des mécaniciens soient de plus longue durée que ceux pris hors de leur résidence. De tout temps le P. L. M. a organisé ses roulements en tenant compte de ce point de vue, en demandant au besoin le « coup de collier » nécessaire pour permettre ce retour à la résidence. à
Une des premières interventions des pouvoirs publics dans la réglementation du travail dans les chemins de fer, celle de 1891, ne tient aucun compte de cette manière de voir. Le portefeuille des Travaux Publics a changé 64 fois de titulaire depuis 1870 ; celui qui le détenait vers 1891 voulut introduire une réglementation extrêmement étroite qui comportait par exemple :
la fixation à 12 heures sur 24 de la durée maximum du travail effectif et à 10 heures par jour au moins de la durée du repos ininterrompu ;
la faculté peur d'administration de compter à son choix les périodes de 24 heures, soit à partir de l’origine du repos ininterrompu, soit à partir de l’origine de la période de travail: dans aucun cas, les tranches de 24 heures, ainsi décomptées, ne devaient contenir plus de 12 heures de travail, ni moins de 12 heures de repos.
Le travail était défini : « temps de marche, augmenté de 30 minutes avant le départ et de 30 minutes après l’arrivée »… |