‹ L’Œuvre Sociale du P. L. MChapitre 19 sur 75 · AE | VER · texte numérisé non relu

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M. Noblemaire avait signalé les difficultés que soulèverait l’application de ces prescriptions, entre autres celles qu’il y a à encadrer dans la journée de 24 heures un travail qui se fait nuit comme jour, et ne se reproduit aux mêmes heures qu’au bout d’un roulement de plusieurs jours.

Il avait insisté surtout pour qu’on distingue le repos ininterrompu pris au dépôt d'attache, où l’agent a son domicile, et celui pris au dépôt de relai : à sa résidence le mécanicien n’a pas qu’à dormir, il faut aussi qu’il puisse profiter de la présence de sa famille, se rendre à son habitation et en revenir. Il est donc bon d’allonger le temps passé à la résidence. Il est au contraire mauvais que le mécanicien ou le chauffeur ait à passer dans un dortoir de dépôt plus de temps que celui nécessaire au repos. Si ce temps dépasse 7 heures, l’agent ne dort pas, et comme il est hors de chez lui, il est tenté d’aller au café.

Les mécaniciens avaient eux-mêmes demandé qu’on réduise ce repos au strict nécessaire pour augmenter le plus possible celui pris dans la localité où ils ont leur famille.

La Compagnie voulait qu’on tienne compte de ces réalités évidentes, et pour bien marquer qu’elle ne demandait qu’à collaborer avec le Ministre, elle va plus loin que lui : au lieu de 12 heures par jour, elle propose que le total de la durée du travail ne puisse pas dépasser 72 heures par semaine. Sur la question des repos elle suggère une règle aussi large que celle du Ministre, mais plus souple pour les Compagnies et plus

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