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LA COMPAGNIE P. L. M. ET LES ENFANTS DE SES AGENTS

$ 1. — Ecoles. — Ouvroirs. — Asiles.

Dans le compte-rendu de lassemblée du 28 avril 1892 est relatée l’existence, « depuis quelques années », de deux écoles, l’une de Igarçons, l’autre de filles, à Laroche, ainsi que d’une asile pour les tout jeunes enfants. On y signale l’ouverture à Villeneuve-St-Georges d’une école de filles et d’un asile maternel pour les bambins des deux sexes ; un peu plus tard, c’est le tour de l’école de garçons, puis d’ouvroirs où de grandes jeunes filles vont s'appliquer aux divers travaux qui font les bonnes ménagères. Tout cela était en pleine prospérité lorsqu’intervint la loi du 7 juillet 1904 supprimant l’enseignement congréganiste : les écoles de filles et d’enfants, que les bonnes sœurs de Saint- Vincent-de-Paul étaient alors seules à pouvoir diriger, durent se fermer. Les ouvroirs subsistèrent ainsi que les écoles de garçons ; l’enseignement y dut être donné par des instituteurs laïques payés par la Compagnie. Mais l’enseignement laïque coûte cher : les écoles de Villeneuve-Saint-Georges et de Laroche furent maintenues, mais on n’en créa pas de nouvelles jusqu’en

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1925. À cette date, on rétablit une école de filles et un asile d’enfants à Laroche. Cet indice de renaissance ne restera pas longtemps un exemple isolé...

Le nombre de garçons dans les écoles de Villeneuve et de Laroche s’est maintenu autour de cent cinquante avec un minimum de 108 en 1897 et un maximum de 195 en 1924. (Jusqu'en 1904, on s’occupait chaque année de plus de trois cents enfants dans les écoles de filles et dans les asiles qui durent être fermés).

La Compagnie entretient, à Paris, un jardin réservé aux enfants de ses agents, et diverses œuvres pour les nouveaux-nés.

$ 2. — Bourses et allocations d’études.

L'institution des bourses d’études a pour objet d’aider les agents de condition modeste à parachever l’instruction de leurs enfants.

L'aspect de cette question a évolué, notamment en 1911, en même temps que se perfectionnait la méthode d'attribution des bourses.

Seront envisagées successivement :

I — la question des bourses d’études jusqu’en 1911 ;

IT — la question des bourses d’études depuis 1911 ;

III — la méthode d'attribution des bourses et des allocations.

I, — Les bourses d’études avant 1911.

Dès 1890, la Compagnie P. L. M. avait créé des bourses d’externat à l’école de l’avenue Trudaine fondée

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par la Chambre de Commerce de Paris, pour donner aux jeunes gens un enseignement commercial.

Le nombre de ces bourses, qui était à l’origine de dix, fut porté à quinze en 1908, puis à vinigt en 1910 lors de l’ouverture de nouvelles écoles boulevard de Vaugirard et avenue de la République. Les bourses étaient réparties entre les trois écoles au mieux des besoins.

Pour y être admis, les enfants devaient être âgés de douze ans au moins et posséder leur certificat d’études primaires.

Les études duraient trois ou quatre ans et comportaient à la fin la délivrance d’un brevet d’études commerciales secondaires.

La Compagnie payait à l’école la rétribution annuelle (220 à 310 francs par enfant) ; de menus frais restaient à la charge des parents, tels que : livres de classe, parfois le prix du repas du midi, etc...

Il y a des inconvénients à supprimer tout souci matériel aux parents. Trop souvent les parents se désintéressent complètement d’enfants dont l’entretien est totalement assuré par autrui. Aussi la pratique qui consiste à laisser une partie des frais à leur charge estelle devenue une règle.

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