‹ L’Œuvre Sociale du P. L. MChapitre 45 sur 75 · MARDI · texte numérisé non relu

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ainsi fournis permit d’opérer la première répartition de bourses. A la fin de l’année scolaïre 1911-1912, une enquête fut faite sur place par un fonctionnaire de la Compagnie pour voir si ses directives étaient bien suivies. Cette enquête amena les constatations suivantes.

A. — Si l’on fait abstraction des écoles nationales professionnelles de Voiron et de Vierzon, l’enseignement professionnel était donné dans deux catégories d'écoles :

1°. — Les écoles pratiques de commerce et d’industrie ressortissant au Ministère du Commerce.

Dans la section industrielle, les élèves reçoivent un enseignement professionnel manuel progressif, les heures de travaux pratiques passant par semaine de 20 à 23 h. 1/2, 28 h. 1/2 pour atteindre 38 heures pendant les trois derniers mois de séjour à l’école.

L'esprit qui a présidé à la création de ces écoles ré. pondait très exactement aux vues de la Compagnie.

2°. — Les écoles primaires supérieures dites professionnelles dépendant du Ministère de l’Instruction Publique.

Ces écoles ne font que du pré-apprentissage; le temps consacré aux travaux pratiques n’est que de quatre à douze heures par semaine.

B. — Les deux départements ministériels apparaissent en concurrence chacun affirmant la supériorité

de ses méthodes.

A la suite de cette enquête, le Directeur décide d’ac-

Loge

corder de préférence des bourses pour la section industrielle des écoles de commerce et d'industrie.

Le soin avec lequel on choisit les écoles auxquelles des bourses d’études sont accordées fait apparaître nettement le nouveau caractère de l'institution. On ne se contente pas d’aider les agents à donner à leurs enfants un métier : on oriente les enfants vers l’enseignement professionnel manuel parce qu’on y discerne pour eux d’intéressants débouchés comme ouvriers qualifiés, contremaîtres, petits patrons d’ateliers ; en même temps on leur ouvre largement la porte des ateliers de la Compagnie.

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