‹ L’Œuvre Sociale du P. L. MChapitre 53 sur 75 · B., — AVANCES SANS INTÉRÊT · texte numérisé non relu

B., — AVANCES SANS INTÉRÊT

En 1899, la Compagnie, tout en continuant à accorder des secours gratuits, a commencé à consentir des avances remboursables sans intérêt. Ce système permet aux agents de sortir d’embarras momentanés sans formalités compliquées.

La formule de l’avance sans intérêt présente sur celle du secours plusieurs avantages : on hésite moins à demander une avance qu’à solliciter un secours ; lobligation de rembourser en fait un stimulant, tandis que le gros inconvénient du secours est qu’il peut inciter à la paresse.

La régularité des remboursements a amené la Compagnie à augmenter peu à peu le montant des sommes consacrées à ces avances : elles s’élèvent à 100.000 fr. la première année, oscillent autour de 300.000 vers

1908, montent à 532.000 en 1913, dépassent 1.800.000 francs en 1926.

Au 31 décembre 1926, 61.512 demandes avaient été accueillies pour un total d'environ 14.400.000 francs

$ 3. — Les Solutions données au problème

du logement.

A diverses reprises, la Compagnie P. L. M. a été amenée à établir d'importantes installations sur les points géographiques éloignés d’agglomérations. Ces points ont parfois été choisis dans un but d'économie : l’expropriation était ainsi moins onéreuse. Il est arrivé aussi que la nature des choses a imposé cette situation : le centre de Laroche doit son existence à ce fait qu’il était indispensable de créer un relai entre Paris et Dijon pour les grands express, à cause de la distance qui sépare ces villes.

Enfin le problème du logement s’est encore posé dans des agglomérations qui manquaient de logements disponibles, ou à des époques où la crise du logement sévissait partout.

Au problème de l’habitation plusieurs solutions ont été apportées. Leurs résultats au point de vue social ne doivent pas être mesurés tant par les sacrifices énormes qu’elles ont causés que par leurs conséquences, L’œuvre sociale du P.L.M, a été surtout d’arracher l’aigent au séjour pernicieux des taudis, à l’air empesté des faubourgs des villes ; de créer des habitations entourées de jardins, où l’agent trouve à s’occuper, en

refaisant ses forces et en se reposant l'esprit; sa bourse également s’en trouve bien : il n’y a pas, dans les cités, de comptoirs de marchands de vins. Quelques chiffres permettront de se rendre compte de l’importance de l’effort qui a été fait pour résoudre la question du logement.

Le nombre des logements mis à la disposition des agents s’est élevé :

A 10,040 en 1914 (dont 8.652 dans l'intérêt du service), 10.838 en 1918 11.155 en 1919 16.011 en 1924 12.500 en 1923 16.424 en 1925

Plus de 7.000 jardins sont loués à des agents moyennant une faible redevance dans les emprises de la Compagnie, en dehors des jardins des cités et de ceux des maisons de garde-barrières.

Les intérêts des capitaux consacrés par la Compaignie P. L. M. à la construction et à l’installation des logements se sont élevés à :

1.610.000 fr. en 1920 ; 2.769.700 fr. en 1921 ; 3.086.000 fr. en 1922 ; 3.277.600 fr. en 1923 ; 3.474.400 fr. en 1924 ; 3.723.500 fr. en 1925 ; 3.826.200 fr. en 1926 ; Ces intérêts sont calculés d’après le taux du marché,

c’est-à-dire au taux que la Compagnie doit consentir au souscripteur d'obligations.

+ LES

Pour répondre à des besoins différents, des solutions diverses ont été données au problème du logement. On peut les répartir sous quatre rubriques.

A) — Logements mis à la disposition des agents dans l'intérêt du service.

B) — Cités ouvrières construites par la Compagnie.

C) — Maisons ou cités ouvrières construites par des Sociétés spécialisées au moyen de fonds avancés par la Compagnie.

D) — Avances ou prêts consentis aux agents pour leur permettre de se construire une maison d’habitation.

A) — LOGEMENTS MIS A LA DISPOSITION DES AGENTS DANS L’'INTÉRÊT DU SERVICE.

Il s’agit des agents qui, par la nature de leurs fonctions, doivent rester constamment à proximité du lieu de leur travail. Le caractère social de la mesure résulte de la gratuité du logement, mais comme la considération sociale n’est ici qu’accessoire, elle sera simplement signalée.

Les agents qui bénéficient ainsi du logement sont les chefs et sous-chefs de gare, les chefs et sous-chefs de dépôts de machines et les chefs de réserve, enfin les femmes garde-barrières.

5.800 maisonnettes de garde-barrières comportent en outre un jardin.

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