C. E., 1109 = CIL, VI, 21521, 9 ss
3. CIG. 35ii=Kaibel, Epigr., 320; cf . Rohde, tr. fr., p. 585, n. i j BuckLer,J.R.S., 1947. XVII, i>. 5i=Kaibel, Ep. 372, 325 ; — Cf. CIL, VI, 18817 ; Virgile, En., Y, 723 ss. Lattimore, p. 33 ss. et infra, ch. vi, pi. II (stèle d'Albano).
4. Symbol., p. 363 et 509 ; Mages hellén., I, p. 18 s. — Cf. Prudence, Hymne, VI, 28 ss.; Jamblique, De myst., III, 3; Augustin, Civ. Dei, XVIII, 18.
5- C. Pascal, Credenze, II, 36 ss. ; Wendland, op. cit. [supra, p. 84]. Mages hellénisés, I, p. 18 s.
états physiques exceptionnels, le sommeil, frère de la mort, permet à l'âme, provisoirement sortie de son enveloppe de glaise, d'entrer en relation avec ceux qui s'en sont dépouillés pour toujours. Les Pythagoriciens, qui souvent ont admis des croyances vulgaires et cherché à les justifier, se sont spécialement préoccupés de cette communication avec les morts qui s'établissait dans les songes ^
Ainsi la vision ou l'audition d'un être qui a quitté la société des hommes n'est pas imaginaire. Ceux que le dormeur a vu venir à lui, ou est allé retrouver au loin, et dont il garde à son réveil le souvenir, vivent réellement et peuvent révéler à leur interlocuteur son destin, lui exprimer leurs désirs ou lui apporter un réconfort. Car souvent ces morts sont conçus comme bienveillants et compatissants, disposés à rendre service aux survivants. Une épitaphe romaine vient de nous en fournir un exemple (p. 93). D'autres pourraient s'y ajouter pour montrer la diffusion de cette croyance* si répandue qu'elle a fourni a un rhéteur un thème fictif de déclamation. Une mère a perdu son fils ; elle le voit revenir à elle chaque nuit, il s''entretient avec elle jusqu'à l'aurore, l'étreignani: et échangeant avec elle des baisers. Mais le mari apprenant les visites nocturnes du fantôme, craint quelque maléfice et s'adresse à un magicien, qui par ses incantations enferme cette âme errante dans la tombe, privant ainsi une mère de la joie suprême qu'elle éprouvait et infligeant en quelque sorte au défunt un nouveau trépas. Des esprits secourables manifestent surtout leur puissance curative aux malades qui viennent leur demander la guérison en se livrant au sommeil dans les temples. Car l'incubation n'était pas seulement pratiquée dans les sanctuaires de divinités ou de héros, mais aussi dans les lieux où les morts rendaient des oracles (vexuo[xavT£Îa) ^
Cependant ces morts apparaissent plus fréquemment comme annonciateurs d'événements lugubres ou pour se plaindre de mauvais traitements. L'imagination d'un homme exposé à un grave danger est-elle effrayée par l'éventualité menaçante de sa fin prochaine ? une apparition nocturne, provoquée par cette hantise, lui révélera son destin : Caius Gracchus fut averti de l'imminence de sa mort tragique par l'ombre de son frère Tibérius, qui lui apprit dans son sommeil qu'il ne pourrait éviter le sort funeste auquel lui-même avait suc-
1. Symbol., p. 364 ; Jamblique, V. Pyth., 139, 148 ; Kenner, R. E. s. v. « Oneiros », ool. 454. Cf. Cic. De div., I, 30, 123 ; Leisegang, R. E., s. v. « Philon Alex. », col. 35-
2. Preisendani:, R. E., s. v. « Nelcydaimon », ool. 2257. — Cf. Valère Maxime, 1, 7, S-
3. Bouché-Leclercq, Hist. divination, Uï, -p. 318 ss., cf. Preisendajiz, l.c. ; cf. supra, III-