I Sam. XXyiII
3. Hopfner, R. E., s. v. « Nekromantie », c5ol. aaz8 j Vigoureux, Dict. de la Bible, s. V. « Evocation des morts ».
4- Hine, H. JV., XXX, 14 (= Mages hellén., II, p. «86, fr. la ; cf., Il, p. 204); Stra- Don, XVI, a, 39, p. 76a j Tertullien, De anima, 57 ; Augustin, C. Deî, Vil, 35.
5- Plutarque, De Iside, 45 ; cf. Mages hellén., i, p. 60 3 II, p. 71 ss.
6. Eschyle, Perses, 610 ss. Cf. Eitrem, Vhe necromancy in Aeschylos {Symbol. Osloeti- ^^h VI, 1928, p. I ss.) j La magie comme motif littéraire (Ibid., XI, 1941, p. 45 ss.).
loo LUX PERPETUA
de Tiridate avaient initié à leurs mystères, reconnut, assure Pline, la vanité de ces prétendus entretiens av-ec les défunts*. Suivant Lucien, Ménippe, à la recherche du vrai bonheur, résolut de se rendre à B&bylone pour y consulter un des « Mages disciples de Zoroastre, qui par des incantations et des rites secrets ouvrent les portes de l'Hadès et y font descendre sûrement et remonter en sens inverse tous ceux qu'ils veulent » '. La réputation de Zoroastre comme nécromant devait se transmettre jusqu'au moyen-âge*.
Le mazdéisme a sans doute contribué à faire de la nécromancie — qui aurait pu n'être qu'un spiritisme bénin — une monstrueuse abomination. Car elle se rattache au culte d'Ahriman, les ténèbres inférieures étant la demeure des méchants dévas et des âmes des réprouvés. On les invoquait à voix basse dans l'obscurité de la nuit qui favorisait leurs entreprises, car ils fuyaient les lumières du jour. Celui qui se flattait d'écarter ces êtres pervers par des sacrifices apotropaïques, pouvait aussi prétendire obtenir d'eux des services et en faire les exécuteurs de sa volonté. Mais ceci est proprement une œuvre sata'nique ; la magie devient une religion à rebours, la liturgie effrayante des. puissances du mal. Plus les offrandes qui leur sont faites seront cruelles, plus elles plairont à la malignité des démons, et plus on sera convaincv^ de leur efficacité *.
L'Egypte pouvait citer des nécromants comme Nectabis ou Nectanébo dont la réputation ne le cédait guère à celle du Mage Ostanès, et on la voit associée à la Perse comme la patrie de cette science suspecte &. Son clergé avait la réputation de pouvoir provoquer, à volonté, des épiphanies de dieux ou de revenants. Le médecin Thessalos, voulant consulter Asklépios, se rendit à Thèbes et s'adressa à un prêtre, qui lui demanda s'il désirait s'entretenir avec l'âme d'un mort ou avec une divinité^. De même, selon les Recognitiones, saint Clément, pour dissiper l'anxiété que lui causaient ses doutes sur l'immor-' talité de l'âme, songeait à se rendre en Egypte et à prier quelque prêtre d'user en sa faveur de son pouvoir de nécromant ', De nombreux papyrus magiques
1. Pline, E. N., XXX, i, 6 ; cf. Rivîsta di filologia, 1933, LXXI, p. 146 ss.
2. Lucien, Menî-p-pus sive de Necyomantia. 6 = Mages hellén., II, p. 40, fr. B, 30.
3. Mages hellén., Il, p. 23 (fr, B loC), .n. i, et p. 247, fr. O, 104.