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Lucain, VI, 529, avec le commentaire de Fahz

5 Servius, En., VII, 107 -, Jean Chrysost., In Lazarum, II, 2 {P. G., XLVEII, p. 583) ; cf. Marquardt, Staatsverwaltung, III 2, 113, % ; Hopfner, Offenbarungszauber, I, § 635 ; Priedlânder, III, p. 324 ; Preisendanz, R. E., s. v. « Nekydaimon », col. 2254 ss.

6. Cicéron, In Vatin., 6 -, Lucain, VI, 558 ss. ; Pline, XXVIII, 70 j Ammien, XXIX, 2, 17 > Eusèbe, Hist. eccl., VIII, 14, 5.

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au temps où. la vie d'un esclave n'avait pas plus de valeur que celle d'une tête de bétail. Encore vers la fin du ye siècle, à ce que rapporte Zacharie le Scholastique', des étudiants en droit de l'Ecole de Beyrouth voulurent une nuit égorger dans le cirque un esclave, afin que son maître obtînt la faveur d'une femme qui lui résistait. L'apologiste Tatien, qui précisément était un Syrien, crut devoir combattre le préjugé qui prétendait faire de ceux qui avaient succombé à la fin la plus misérable, les vengeurs du magicien qui les enrôlait à son service 2, et à Antioche saint Jean Chrysostome s'élève contre la même superstition ■^

La nécromancie participait à la fois de la divination et de la magie, toutes deux réprouvées par les chrétiens qui avaient ainsi une double raison de la rejeter. Mais la puissance de l'Eglise, conjuguée avec celle de l'Etat, ne réussit pas à extirper une foi populaire qui remontait aux origines même de la leligion, et la croyance en son pouvoir fallacieux s'avéra indéracinable en dépit des lois pénales et des anathèmes. Ses rites à la fois puérils et cruels continuèrent à être pratiqués dans les ténèbres, et l'héritage d'un passé barljare se transmit à travers toute la civilisation grecque et romaine et l'es siècles obscurs du moyen-âge jusqu'à l'aube des temps modernes. La nécromancie resta toujours considérée comme la plus redoutable, mais aussi la plus efficace des diverses formes de la sorcellerie, et son nom, altéré en « nigromancia ti s'appliqua même à toute l'œuvre diabolique de la magie noire *. A cette sanglante superstition, inspiratrice de crimes sadiques, ont succédé aujourd'hui les évocations inoffensives du spiritisme.

1. Zacharie, Vie de Sévère d' Antioche, éà. Kugetter (Patrol. orientaîis, II, p. 57).

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