‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 150 sur 468 · I. — Les origines orientales et les Pythagoriciens · texte numérisé non relu

I. — Les origines orientales et les Pythagoriciens

Si la critique philosophique, comme nous l'avons montré, avait discrédité les vieilles croyances des Grecs et des Romains relatives à la vie d'outre-tombe, il appartenait à une autre philosophie de faire revivre, sous une forme nouvelle, la foi en l'immortalité.

Nous essayerons de déterminer ici les origines et tenterons d'esquisser le développement d'une doctrine que nous voyons s'affirmer en Grèce à partir du ye siècle, et qui devait transformer toutes les idées du monde méditerranéen sur la destinée des morts et s'imposer aux esprits pendant de longs siècles. A la persistance d'une vie indécise et précaire dans l'obscurité du tombeau, à la prolongation, dans un royaume souterrain, des jouissances ou des peines de l'existence humaine, elle a substitué l'espoir d'une éternité radieuse dans la splendeur des cieux, soit que les Bienheureux doivent vivre dans la société des astres divins auxquels ils sont égalés, soit qu'ils s'élèvent au delà des sphères étoilées jusqu'en • présence d'un Dieu purement intelligible dans la lumière supra-mondaine de l'empyrée. Cette conception de l'immortalité qui était étroitement liée à la cosmologie des anciens parut inébranlable, tant que

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