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Approbation des sages : Epist. 63, 16 j

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Tartare et jugeait oiseux qu'on s'attardât encore à les combattre', son sentiment s'attachait au dogme, introduit dans le Portique, de l'immortalité céleste., Il l'impose en certains passages avec force ^ ; elle est pour lui une foi, souvent professée, une conviction, qui est la conclusion naturelle de toute sa psychologie^.

L'âme pour lui, comme pour tous les Stoïciens, est une substance matérielle *, mais formée d'un feu d'une subtilité extrême ^. Elle est descendue du ciel^, et elle aspire, par suite de son origine même, à y remonter'', car elle est unie, par une identité de nature; aux divinités qui agissent dans le cosmos*, et particulièrement aux astres. Mais cet esprit divin est joint à un corps sujet à la mort 9. Il le possède en vertu même de sa condition humaine, et c'est pourquoi il éprouve pour lui de l'inclination et de l'attachement '\ Ce corps a le pouvoir d'agir, non seulement sur l'état physique, mais sur l'activité intellectuelle de l'homme ". Cependant Sénèque établit entre cette gangue de glaise et l'âme, issue de la sphère céleste, une opposition radicale, qui est étrangère à l'ancien stoïcisme. Notre organisme, fragile enveloppe, exposée à toutes les infirmités, à tous les accidents'", est pour l'âme une cause de soucis et de troubles incessants. Il faut n'avoir avec lui que les rapports indispensables *^, se soustraire autant que possible à son contact malsain, le dominer et non se laisser asservir par lui'*; car bien que le corps n'ait pas le pouvoir de détruire le feu subtil qui le pénètre, il l'oppresse et le contrarie,

I. Fables du Tartare : cf. supra, ch. II, p. 120. a. E-pîst., 57, g ; Consol. ad. Marciam, 24, 5 ss. ; De brevit. vitae, 19, i.

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