‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 185 sur 468 · Lucain, I, 456 ss.. Cf. Symbol., p. 213 .^s · texte numérisé non relu

Lucain, I, 456 ss.. Cf. Symbol., p. 213 .^s

4. Persistance de cette vieille idée, attestée à propos de Constance Chlore, cf. infra, en. VI, p. 292.

S- Breasted, Development of religion in ancient Egyft, p. loo ss.

terre ou par delà l'Océan. C'est l'origine première du rôle de psychopompe que nous verrons attribué au dieu solaire.

Enfin beaucoup de peuples ont cru que les âmes, après s'être envolées à travers les airs, circulaient ensuite dans les cieux sous la forme d'étoiles brillantes'. La multitude des astres qui scintillent au firmament est celle des morts innombrables qui ont quitté la terre. Leur foule serrée se presse surtout dans la longue traînée lumineuse de la Voie lactée, qui est par excellence le séjour des trépassés^. Une autre croyance reconnaissait dans l'anneau blanchâtre de cette nébuleuse, qui traverse la voûte céleste, la grand'route que suivaient les défunts pour monter au sommet du monde, et une survivance verbale de cette vieille idée s'est conservée dans le nom même de Voie lactée.

Certaines de ces opinions très diverses sur le sort des âmes après la mort, qu'oii trouve répandues parmi mainte population non civilisée, peuvent aussi avoir eu cours dans le folklore des anciens Grecs, mais nous n'en avons aucune preuve. De même que les Hellènes n'ont accordé aux astres qu'une place restreinte et secondaire dans leur religion anthropomorphique, ils n'ont pas ou n'ont guère cru primitivement que les âmes montaient vers le ciel étoile. Cette doctrine est même absoliunent étrangère aux premiers penseurs ioniens '.

L'immortalité astrale, dont nous avons suivi la propagation de la Perse et de la Babylonie jusqu'aux Pythagoriciens, se distingue nettement des idées vulgaires que nous venons de passer rapidement en revue : ce fut une doctrine savante qui était liée à une cosmologie et à une astronomie relativement avancées, ec qui se modifia à mesure que progressait la science. Nous allons • tâcher de définir les divers aspects sous lesquels elle se présenta, en parlant successivement de l'immortalité lunaire, solaire et stellaire.

La première étape que l'âme doit franchir pour s'élever vers les cieux est la traversée de l'atmosphère. Nous avons vu précédemment (p. 78) que l'âme est souvent conçue comme im souffle, qui, exhalé par le moribond, flotte dans l'air ambiant, mêlé aux vents. L'antique conception que l'air est l'élément

1. Pfeiffer, o-p. cit., p. 113 ss. j Capelle, of. cit., p. 19 ss.

2. Capelle, p. 37 ss. ; Boyancé, Songe, p. 133 ss.; cf. Gundel, R. E., s. v. raXâ^wî Sur cette route des âmes cf. infra, ch. VI, p. 280.

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