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Cf. à propos du Pyriphlégéton, Platon, Phédon, 113 B

4. La fin du monde selon les Mages (R. H. Rel.i 193 1, CIII, p.' 39 ss.) — Cf. Sym- °^-y P- 138» n. I j Heraclite, fr. 14 Diels, et Mages hellén., I, p. loa, n. i.

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(uOp voepov) qui pour l'école de Zenon était l'énergie divine vivifiant et gouvernant toute la nature'.

Ce dogme capital de l'eschatologie iranienn'e, en faveur duquel la prédication d'un clergé influent s'accordait avec l'enseignement d'une puissante secte philosophique, ne devait pas tarder à conquérir de nombreuses adhésions. Des témoignages concordant nous fournissent la preuve qu'il "était devenu en Syrie un article de foi à l'époque hellénistique. Dans la grande inscription votive du roi Antiochus de Commagène (69-34 avant J. C), dont la religion était un mazdéisme hellénisé, un passage important récemment restitué ^, marque fortement l'opposition entre les pécheurs condamnés à un cruel supplice et les justes qui recevront la récompense de leur piété. Ceux dont la raison est restée pure, et qui ont marché dans les voies divines, peuvent espérer une félicité bienheureuse ; leurs yeux verront de près la grande demeure céleste de Zeus-Ormuzd, mais le "prêtre ou « stéganome » ^ impie qui a souillé la terre de Dieu doit « être brûlé par un feu hostile » (■âoT.EfAtco iirupi (pXeyéaÔo)). L'expression employée nous révèle comment le dogme mazdéen avait été rattaché à la mythologie grecque par une assimilation du fleuve igné de l'Avesta au Pyriphlégéton, de l'Hadès.

On trouve pour la première fois dans la littérature grecque une mention explicite du feu infernal, à l'exclusion d'autres châtiments, chez un écrivain contemporain du roi Antiochus, et cet écrivain est un Syrien, l'Épicurien Philodème de Gadara. Parlant de la crainte de la mort, qui fait frissonner les hommes s'ils redoutent d'être condamnés par les dieux à des tortures éternelles, le philosophe précise qu'ils s'attendent à être conduits dans l'Hadès pour y être brûlés par le feu *.

Vers la même époque, la doctrine du feu infernal est acceptée par le judaïsme. L'apocalypse apocryphe d'Hénoch et l'apocalypse d'Elie en font mention^ en des termes qui ont cessé, pour la première fois, d'être ambigus,

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