‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 240 sur 468 · Cf. Symbol., p. 130, n. 3, et su-pra, p · texte numérisé non relu

Cf. Symbol., p. 130, n. 3, et su-pra, p

. • Cf- Symbol.^ p. 46, n. 4; Plutarque, De sera niim. vîndicta, 22, p. 567 c; Olym- Piod In Gorgiam, XL VII, 7 (p. 227 Norvin)j Salluste philos., 19 avec la note de '^ock, p. XCI.

7' Vigouroux, Dict. de la Bible, s. v. « Feu de l'Enfer ».

les pécheurs, de l'étang de feu et de soufre préparé pour le diable et ses anges ^, et les théologiens de toutes les époques ont consacré à ces versets des commentaires infinis, qui formeraient toute une bibliothèque '^ Mais, même chez certains écrivains ecclésiastiques, tel Lactance, et surtout dans les oeuvres apocryphes se retrouve encore à l'époque chrétienne, l'idée d'un « fleuve de feu », avec des détails qui sont manifestement empruntés à l'eschatologie mazdéenne^

La même influence iranienne est manifeste dans la diffusion de la croyance à des démono chargés d'exécuter les sentences prononcées contre les âmes coupables : chez les Grecs, ce sont les Érinnyes qui brûlent ceux-ci de leurs torches, ou les flagellent de leur fouet '\ Platon ne connaît pas de démons pervers : créatures aériennes, ces génies sont pour lui les intermédiaires bénévoles entre les dieux et les hommes, les « interprètes » à qui sont confiés les messages entre le ciel et la terre ^ . Mais ils sont aussi les psychopompes chargés de conduire l'âme de chacun dans l'Hadès^. Déjà Xénocrate, disciple de Platon, admet l'existence de démons mauvais', comme l'étaient aussi certaines âmes désincarnées (p. 88), et Chrysippe pensait que les dieux recouraient à ces esprits pour appliquer les peines méritées par l'impiété ou l'injustice des hommes ^ La conviction qu'un démon jaloux a ravi un mort enlevé prématurément apparaît souvent dans les épitaphes^. L'esprit grec était ainsi préparé à accepter l'idée de démons vengeurg opérant dans les Enfers, La démonologie hellénique fut rapprochée de la théologie mazdéenne, peut-être déjà par Xénocrate et au plus tard à l'époque hellénistique. Certains philosophes pensaient que « les Mages disciples de Zoroastre » étaient les auteurs de toute

1. Math., XVIII, 9 5 cf. Marc, IX, 43-47; Luc, XVI, 24; Afocal., XXI, 8; XIX, 20 ; XX, 10.

2. Cf. Vigoureux, Dîct. de la Bible, l. c. ; et Dict. théol. cathoL, s. v. «Feu», t. IV| p. 2196. Cf. Friedlânder, Sittengesch., III, p. 307. F

3. Lactance, Instit., Vil, 21, 3 ; cf. R. H. Rel., 1931, CIII, p. 88 ; Mages hellén.M p. 373 ss. — Influence mazdéenne: R. H. Rel., l. c, p. 40 s.j Symbol.., p. 131, ii'3i A-poc. de Paul, p. 56 ss. Tischendorf .

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