Relig. orient., p. 53 et 225 ss
4- Hrm. Mat., De err. -prof, rel., 3. Cf. Rel. orient., p. 46, et supra, p. 45 sur le »2es violae.
5- Cf. Rel. orient., p. 90 ss. et p. 243 ss.. Cette fête était encore célébrée le 3 novembre au temps de Rutilius Namatianus, en 417 ap. J.-C. (I, 375).
célébrées en Egypte dès une époque reculée!. Isis, accablée de douleur, partait en quête des membres dispersés d'Osiris mis en pièces par Typhon, et le corps, les divers morceaux retrouvés, était reconstitué et ranimé. Les fidèles s'associaient par leurs plaintes désolées aux angoisses de la déesse et par une explosion de joie à son allégresse finale. La vieille coutume de modeler un Osiris végétant, c'est-à-dire une image formée d'humus et de graines dont la germination devait favoriser celle des champs, témoigne encore du caractère agraire de la fête égyptienne^.
L'Adonis ou Tammouz phénicien était aussi un dieu de la végétation, un « esprit du blé » et ses fêtes, qui se plaçaient au début de l'année sothiaque marquée par le lever de Sirius et fixée au 19 juillet du calendrier julien-, indiquent encore clairement sa signification. Adonis aussi avait péri tragiquement, puis était revenu 'à la vie, et ses fidèles pleuraient son trépas avec son amante Salambô et participaient à l'exaltation de la déesse, lorsqu'elle l'avait retrouvé. On avait coutume de placer sur la terrasse, des maisons lai statuette d'Adonis mort, étendu sur sa couche, et l'on disposait près de lui de menus jardins, des pots remplis de terreau où l'on semait du froment, de l'orge, du fenouil, de la laitue. Ces plantes, largement arrosées, levaient et verdissaient rapidement sous l'action de la chaleur ^ estivale, et ce rite de magie sympathique favorisait, croyait-on, la fertilité de l'année qui s'ouvrait*.
Dans tous ces mystères phrygiens, égyptiens, phéniciens, le sort du dieu mort et ressuscité était le prototype et le garant de celui de l'initié. Cette assimilation est déjà établie dans l'ancienne Egypte entre Osiris et le défunt inhumé selon les rites. « Aussi vrai qu'Osiris vit, dit un texte funéraire, lui aussi vivra ; aussi vrai qu'Osiris n'est pas anéanti, lui non plus ne sera pas anéanti » *•. De même, lorsque pendant la veillée où l'on pleurait Attis — ou
i. Cf. Moret, Mystères égyptiens, 2? éd., 11927, p. 3 ss, et Mélanges Capart, p. 316 ss. ; Loisy, Mystères, p. 136 ss., Cf. infra, N. C, XII,
2. Relig. orient., p. 244, n, 104 ; et Wolters, Die goldene Aehren dans pestschr. /• James Loeb, 1929, p. 12 ss.
3. Syrîa, 1927, VIII, p. 324 ss. ; et 1935, XVI, p. 46 ss.; Mélanges Glotz, I, i<)P> p. 275 ss. Sur le triduum des Adonies : Glotz, R. E. G., 1920, XXIII, p. 168 ss., dont les conclusions sont contestées par le P. de Vawx, R^vue biblique, 1933, XLII, p. 31 ss.
4. Jardins d'Adonis : Rel. orient., p. 252, n. 23. La ha^te antiquité des croyance phéniciennes à la ttiort et à la résurrection d'Adonis, dieu agraire, a été démontrée par les tablettes de Ras-Shamra, cf. Dussaud, R. H. Rel. CIV, p. 389 ss.
5 . Erman, Religion der Aegypter, . 3« éd., 1934 ; cf. RealUyi. f. Ant. lund Christ., s. v. « Auferstehung ».