Cf. su-pra, pp
5- Ramsay, J. H. S., V, 1884, p. $^. Cf. Jacxjbsen, Mânes, I, p. 30 ss. ; Dieterich, Mut fer Erde, Leipzig, 1905, p. 26 ss.
6. Firm, Mat., De err. fr. rel., 18 ; cf. Dietrich, Nekyia, p. 216.
déesse qui s'achèvera et deviendra parfaite après le trépas. « Tu nous donnes, dit une prière à la Terre', les aliments de la vie avec une constance infaillible, e^ quand notre âme se retirera, nous nous réfugierons en toi. Ainsi tout ce que tu accordes retombe en toi. On t'appelle à juste titre Mère des dieux, toi dont la piété surpasse celle de toutes les divinités. » Il n'est pas douteux qu'en Asie Mineure la majorité de la population resta toujours' fidèle à la vieille croyance que les ombres des morts descendaient dans le sein de la Terre divinisée ^«
Mais dès l'époque des Achéménides, des Mages émigrés de l'Iran, avaient allumé leurs pyrées à côté des temples phrygiens et lydiens ^ ; le clergé iranien voisina pendant des siècles avec celui des dieux indigènes, et il était inévitable que les croyances plus avancées des conquérants perses vinssent modifier celles des cultes autochtones. L'on a pu relever plusieurs indices de ce syncrétisme*. L'eschatologie si fortement constituée du mazdéisme, transforma celle des mystères de la Grande Mère. C'est au ciel, enseignèrent désormais ceuxrci, dans l'éther lumineux, au milieu des astres que montent les âmes pieuses", et le monde souterrain n'est plus que le séjour des réprouvés*. L'évolution s'acheva à la fin 'du paganisme par la transformation d'Attis en une ■ grande divinité solaire' que l'on conçut comme le créateur et le sauveur des âmes, ainsi que le voulait l'héliolatrie de l'époque romaine.
Aucun peuple n'a été plus préoccupé que les Égyptiens par le souci d'assurer le bonheur de sa vie future. Aucun ne s'est fait construire des tombeaux aussi grandioses, ni plus somptueusement décorés ; nulle part la religion n'a pris des précautions plus minutieuses pour assurer la survivance et la félicité des morts, et la littérature funéraire est ici d'une richesse qui n'a d'égale en aucim autre pays.
De cette vaste production littéraire du temps des Pharaons, quelle portion n'était pas périmée sous les Césars ? Quels textes relatifs aux funérailles ou