Tô àeiSéï; = 'AiSr)? cf. supra, p
J. ApuL, Met., XI, 27.
6. Hérodote, II, 42 -, Diodore, I, 11, 23, 25 ; CIG, 4893 ; I. G., XIV, 1366. Cf. Sourdille, Hérodote et la religion de l'Egypte, Paris, 1910, p. 62 , Perdri^et, X2erres cuites de la collection Bouquet, Paris, 1921, p. 81 ss.
se fera comme dans le culte bachique par la participation à tm repas sacré, où le vin lui sera largement versé. Nous savons que ces banquets étaient une partie essentielle du culte des dieux alexandrins ^ Sérapis en était à la fois l'invité et l'amphitryon, le « symposiarque » (cruaTcoc-tâpyrjc;) des fidèles qu'il rémiissait *, Evidemment, comme dans la religion des bacchanales, ce banquet devait se reproduire dans l'autre monde et se transformer en une frairie éternelle. Le grand ordonnateur des festins sacrés devait y traiter perpétuellement ses sectateurs. L'indication d'Apulée nous permet de mieux comprendre à la fois les représentations que nous offrent les monuments et les formules que reproduisent les épitaphes. Beaucoup de bas-reliefs du « banquet funéraire » nous montrent le mort héroïsé, le rhyton à la main, coiffé du boisseau de Sérapis avec lequel il s'est identifié \ Ainsi la forme de la félicité d'outre-tombe conçue par les sectateurs du dieu du vin comme une perpétuelle beuverie dans les Champs Elysées, avait été adoptée par l'eschatologie de la religion égyptienne. Elle s'y était combinée avec ime vieille croyance de la vallée du Nil, celle que le mort dans ses pérégrinations posthumes devait étancher sa soif à une source limpide. Sur les tombes des fidèles des dieux alexandrins on trouve souvent- gravé le souhait : « qu'Osiris te donne l'eau fraîche » *
A l'origine, c'est dans le sein de la terre que le juste devait se réjouir éternellement avec les bienheureux ^. Mais la même transformation que dans les autres mystères s'opéra dans les croyances des fidèles de Sérapis, sous l'influence de l'héliolâtrie. Celui-ci devint urf grand dieu cosmique, identifié à la fois avec Zeus et avec le Soleil, maître du monde, parce qu'il règle les révolutions du ciel (p. 179) ^ où il fait monter ses serviteurs''. Par suite, le rafraîchissement {refrigerium) que le dieu accorde à ceux qui l'ont fidèlement servi se transformera en un festin céleste auquel participeront les
1. Relig. orient., p. 219, n. 43 ; Roussel, R. E. G., XXIX, p. 234.