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XXIII, 23 (funérailles de Patrocle

5- Ovide, Héroïdes, X, i, 118. — Cf. Sommer, Dos Haar in Religion und Aberglaube der Griechen (Diss. Munster), 1912, p. 64 ss. ; Eitrem, Offerritus, p. 344 ss. ; Schwenn, 0?- cit. [p. 30, n. 7], p. 84 ss. ; Loisy, Sacrifice, p. 161 ; Nilsson, Relig. Gr., I, p. 166 ss., cf- 125 ss. ; Hastings, s. v. « Death », p. 43 i ; Meuli, p. 205.

6. Selon Denys d'Halie, XI, 39 aux funérailles de Virginie, les femmes déposent sur ia^ couche mortuaire TtXo/.'jj.'t)v àTcoy.etp'jj-Evai SooTpû/ooç Cf. Ovide, Héroïdes, l. c.

7- Mûller-Deecke, Die Etrusker, II, 1877, p. 223 ; Pfeiffer, S. A. M., 1934, Abh. 10, P- 12 ss.

combats singuliers, où seuls les vaincus périssaient par la volonté du destin V Ces luttes de gladiateurs faisaient partie des cérémonies par lesquelles on rendait les derniers devoirs à la dépouille d'un personnage illustre. Rome emprunta à l'Étrurie ces jeux inhumains, qu'elle devait au cours des siècles faire adopter dans presque tout le monde ancien et qui y multiplièrent la construction de vastes amphithéâtres pour des spectacles offerts à des foules innombrables. Ils furent pour la première fois célébrés modestement en 264, aux funérailles de Junius Brutus, où ses neveux mirent aux prises trois paires de champions ^. Leur exemple fut suivi et ces combats funèbres prirent bientôt une ampleur fastueuse mais l'on n'exigea plus que ce fût une lutte à mort, il suffisait que le blessé humectât la terre de son sang, tant on avait conscience qu'en abreuver l'ombre était le but essentiel de ces duels institués en faveur des défunts.

Le sang, en effet, fut regardé chez tous les peuples de l'antiquité comme le siège de la vie^ : la vapeur, qui s'élevait du liquide tiède et vermeil coulant d'une blessure mortelle, était l'âme qui s'échappait du corps avec lui. Aussi ce corps restait-il inconscient et inerte, tant que cette liqueur psychique lui manquait, et en la répandant sur le tertre ou la pierre, qui recouvrait la dépouille d'un parent ou d'un ami, on communiquait à celui-ci une vitalité accrue *. Pour le même motif, les femmes avaient coutume, en signe de deuil, de se lacérer jusqu'au sang le visage''. Mais on ne regardait pas comme indispensable que le sang offert fût humain et à l'époque historique les sacrifices d'animaux au pelage noir s'étaient presque partout substitués aux homicides rituels ^ Ils durèrent jusqu'à la fin du paganisme et même ils lui survécurent. L'antique croyance que le sang frais était nécessaire aux défunts se conserva en certains pays avec une ténacité persistante. Encore au VIP siècle de notre ère, en Syrie, les chrétiens s'obstinaient, malgré les objurgations des, évêques, à immoler sur les tombeaux des taureaux et des moutons ' et en Arménie, où ces coutumes furent! sanctionnées par le clergé national, les fidèles restèrent persuadés que les trépassés souffraient dans l'autre vie, si aux jours fixés par la tradition, on n'avait

1. Malten, Leichens-piel und Votenkult (Rom. M., 1924, p. 300 s.).

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