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Olympiodore, In Phaed., D, pjj.6' (p. 242, Norvin

5- Norden s'est certainement fourvoyé en cherchant dans lellepî (jLavci/.ïii; de Posidonius cette source théologique. Il a cédé ici aux idées exagérées de son temps sur le rôle de Posidonius (cf. supra, p. 157). . , , >

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comme les Romains, des rites particuliers pour leur inhumation.', mais le trait caractéristique de la croyance qui nous occupe est une prolongation supposée de la vie terrestre jusqu'à un terme déterminé pour ceux qui en ont été privés prématurément, et c'est cette idée qu'il importe d'éclaircir.

Si l'on considère l'ensemble de cette théorie, on sera frappé du fait qu'elle ne tient nul compte de la culpabilité ou de l'innocence des morts qu'elle condamne à de longues souffrances. Son auteur n'a aucun soupçon d'une rétribution dans l'au-delà. L'idée qui domine son classement est que le moment de la mort est fixé par le Fatum, qui gouverne la vie de chacun. Un déterminisme rigoureux excluait chez lui l'idée d'une responsabilité morale, l'admission d'un mérite ou d'un démérite dont dépendrait le sort des âmes. De plus, son esprit systématique lui a fait soumettre au même traitement des enfants, encore dépourvus d'intelligence, et des hommes faits, responsables de leurs actes. L'inclusion dans sa liste de guerriers morts en combattant nous fournit un indice que cette doctrine n'a pas été imaginée en Grèce, car les Grecs, nous le verrons (p. 332), n'ont pas rédxiit à une condition misérable, mais ont au contraire héroïsé et vénéré ceux qui défendaient leur cité les armes à la main.

On ne se trompera pas, pensons-nous, en mettant la diffusion de cette doctrine eschatologique en rapport avec la propagation dans le monde hellénique de l'astrologie orientale ; car cette pseudo -science a toujours prétendu pouvoir prédire h^. moment du décès d'après la position des astres au moment de la naissance,

Nascentes morimur, finis que ab origine pendet^.

Les mathematici multiplièrent les observations et les procédés pour arriver à fixer l'instant fatal que présageait la géniture. « Le calcul de la durée de la vie avec l'indication du genre de mort préfixé par les astres est le grand œuvre de l'astrologie, l'opération jugée la plus difficile par ses adeptes, la plus dangereuse et condamnable, par ses ennemis » ^. Les docteurs de la divination sidérale s'en sont beaucoup préoccupés et ils ont écrit de longs cha-

1. J. A. King, Infant hurial (Classical Review, 1903, XVII), p. 83 ss.. Van GemieP) Rites de -passage, 1909, p. 218 ss. — Pour les Juifs, cf. Ad. Lods, C.-R. Ac. Inscr., 1940, p. 436 ; 1943, p. 271 ss.

2. Manilius, IV, 16 ; cf. Relig. or., p. 286, n. 8 ; Sénèque, De prov., V, 7 : (sufra, p. 304, n. i).

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