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Loisy, Sacrifice, p.i6is.,p.i

3. K. Kircher; Die sakrale Bedeutung des Weines (Relig. V. u. V., IX), Giessen, 1910, p. 12 s. — Les libations de vin sont souvent mentionnées dans les inscriptions : C. E. 439, 500, 838, 1256, etc.

4. Cf. infra, ch. v (Mystères). Vigne plantée sur la tombe : Kaibel, Efigr., 720.

5. Usener, Milch u. Honig (dans Kleine Schriften, IV, 413 ss.) ; Karl Wys, Die Milch im Kultus der Gr. u. R. (Relig., V. u. V., XV), Giessen, 1914, p. 88 s.; R. Tarnov, De (ipium melUsque apud veteres significatione, Berlin, 1893.

des morts ^ L'olivier, comme plusieurs autres plantes toujours verdoyantes, était en Grèce un arbre funéraire ; la persistance de son feuillage était regardée comme un symbole de la survie de l'âme ; c'est pourquoi son fruit onctueux devait procurer l'immortalité^. Mais la variété même des interprétations proposées prouve que le sens originel de coutumes d'une antiquité immémoriale ne paraissait plus assuré à l'époque historique.

En réalité l'emploi du lait, de l'huile, du miel dans le culte funéraire remonte à l'époque reculée où ils étaient une nourriture essentielle de populations encore rustiques. Si on les a offerts aux morts, c'est qu'ils étaient les aliments habituels des vivants. Leur usage est antérieur aux explications mythologiques et aux spéculations mystiques, qui ont été imaginées par une étiologie érudite. L'intention première de ces libations, qui ne fut jamais entièrement oubliée, fut de sustenter les trépassés à l'aide des mêmes mets que consommait la famille^ et d'infuser une vigueur nouvelle aux ombres fatiguées, assoupies dans la tombe. Ce but apparaît clairement dans l'emploi que fait de ces mêmes offrandes la magie, qui souvent a conservé des notions ' abolies ou remplacées dans la religion. Les nécromants, pour évoquer les fantômes, creusaient une fosse et y versaient du sang, du vin, du lait et du miel. Ces liqueurs agissaient sur les esprits comme un excitant, qui les faisait sortir de leur torpeur, et le sorcier en profitait pour les interroger '.

On multipliait les précautions pour s'assurer que le mort n'aurait pas à souffrir du manque de subsistance. Il ne suffisait pas que les liquides des libations fussent épanchés jusqu'à lui ; on avait coutume de déposer sur la tombe des aliments solides " : œufs, pain, fèves, lentilles, farine, avec le sel comme condiment'^. Les mendiants affamés ne les respectaient pas toujours et venaient y dérober de quoi remplir leur estomac famélique'

Comme les sacrifices d'animaux et l'effusion du sang en faveur des morts (p. 32), comme les libations d'eau (p. 30), de lait miellé ou d'huile, les oblations d'aliments sur la sépulture appartiennent aux plus anciennes traditions

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