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CHAPITRE VII. — L'ASTROLOGIE ET LES MORTS PRÉMATURÉES

Enfers et condamnés à errer sur la terrée Ainsi à Athènes on avait coutume d'enterrer à part du corps la main qui avait provoqué la mort de l'ocù'zôy^s.ip, probablement pour l'empêcher de porter encore des coups aux survivants ^. Platon dans ses Lois veut que le suicidé soit enterré dans un lieu écarté, loin des autres défunts et sans qu'aucune stèle ou épitaphe marque son tombeau 3. Si ces prescriptions du philosophe répondent à un usage réel, on a voulu frapper d'une sorte d'atimie posthume et ensevelir dans l'oubli celui qui avait écourté violemment le temps que le destin lui avait accordé. Mais peut-être aussi a-t-on voiilu le séparer du reste des morts qu'il aurait pu molester. A Rome une pareille fin était frappée d'une malédiction religieuse et punie de châtiments. Le vieux droit pontifical refusait aux pendus une inhumation rituelle' et, au lieu de sacrifices funèbres, on suspendait aux arbres des oscilla, des figurines consacrées à leurs Mânes; rite de magie sympathique, expliquet-on, qui devait purifier par l'ait l'âme errante du défunt, comme d'autres l''étaient par l'eau et par le feu^^ou qui étaient des substituts du mort auxquels on rendait ainsi les derniers devoirs". L'aspect horrible des morts par strangulation fit naître la croyance que le souffle vital avait en vain fait effort pour sortir de leur gorge serrée'. Une vieille inscription latine nous apprend qu'un riche habitant de Sarsina en Ombrie a donné à ses concitoyens le terram d'un cimetière, mais il en exclut ceux qui se sont loués comme gladiateurs, ou qui ont exercé une profession infamante, ou qui, de leur propre main, ont péri par la corde. Une telle association, qui est une flétrissure, prouve quelle réprobation superstitieuse s'attachait à ce dernier genre de mort, qui passait pour le plus impur de tous s. La frayeur qu'il inspirait faisait attribuer par les magiciens un pouvoir redoutable à la corde qui avait causé la fin atroce du désespéré, et à toutes les parties de son corps"'. Des collèges funéraires constitués sous l'Empire" introduisent dans leur règlement

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