‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 385 sur 468 · Ib., V, 8, 3 (p. 221, Br · texte numérisé non relu

Ib., V, 8, 3 (p. 221, Br

S. Ib V, I, I (p. 15, Br.).

0- Ib., V, 8, 3 (p. 104, 13, Br.) ; rV, 3, 27 (p. 96, 8, Br.). Cf. Porph., infra, p. 362. 7- Ib., IV, 8, 5 (p. 223, 5). Cf. m, 4, 6; supra, ch. I, iv, p. 92.

rel ', elles s'incarneront de nouveau, et si elles se sont abandonnées à la sensualité ou à la violence, elles iront habiter des animaux dont le caractère soit conforme à la passion qui les a dominées ; car la demeure qu'elles choisissent répond toujours à leurs dispositions internes*. Si leur déchéance est plus profonde, elles s'abaisseront jusqu'à s'enfermer dans une plante et mener une vie végétative. La loi divine ne peut être évitée, et le pécheur reçoit toujours un châtiment en rapport avec ses fautes^.

Lorsqu'à la suite de Platon, Plotin parle de l'Hadès et des démons, il use d'expressions mythologiques, qui peuvent aisément s'interpréter symboliquement comme signifiant ce bas monde matériel avec les souffrances que nous y subissons.

Se demandant si l'âme peut être ptmie dans l'Hadès *', il suggère qu'elle ne descend pas dans la matière, mais se borne à l'illuminer du dehors, et y projette une image d'elle-même, un eidôlon, qui s'est joint à elle au moment de la naissance. Il allègue à l'appui de cette thèse les vers de la Nékym homérique 5 où il est dit qu'Héraklès festoie dans l'Olympe avec les dieux tandis que son eidôlon surgit du fond de l'Hadès. On a soutenu que ce passage des Ennéades, qui exclut tout contact entre la matière et l'âme supérieure vouée à la contemplation, trahissait l'influence de la philosophie hindoue \ Mais l'emprunt paraît être fait à une école beaucoup plus proche du Platonisme. Nous l'avons vu ailleurs', les Pythagoriciens, adoptant la doctrine de l'immortalité céleste, voulurent la concilier avec la croyance traditionnelle aux Enfers en dédoublant l'âme, dont une partie, la psyché, montait vers les cieux, tandis que V eidôlon s' enionca.it dans le monde inférieur^ Et pour soutenir cette théorie audacieuse, ils n'hésitèrent pas à interpoler dans l'Qdyssée, à propos d'Héraklès, des vers qui la justifiaient. C'est à ces vieux philosophes que Plotui a pris l'idée que l'âme était double, et que seule sa partie adventice, ne lui appartenant pas en propre, descendait dans le monde matériel, qui représentait l'Hadès. Les ,échos de cette doctrine devaient se répercuter dans l'école néoplatonicienne, jusqu'à Proclus*.

Page 1