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CHAPITRE VIII. — LE NÉOPLATONISME

se manifeste, il détruit, en ceux qui les ont appelés, toujte méchanceté et toute passion désordonnée, comme la lumière du soleil chasse l'obscurité. Les célébrants sont ainsi élevés par eux à une piété parfaite, à une morailit-é exempte de toute malice en même temps qu'ils obtiennent la plus haute révélation pour l'intelligence. La «gnose » la plus infaillible ne devait-elle pas être une instruction reçue directement de la bouche d'une puissance céleste descendue sur la terre ?

Si au contraire des criminels, dont l'âme est souillée, cherchent à entrer en communication avec la divinité, ils n'y peuvent parvenir. Au lieu de dieux, ce sont des dénions imposteurs, des anti-dieux, qu'ils attirent, et les effluves de ces lesprits pemicieiiix pénètrent en eux et achèvent de les pervertir.

Les âmes pures sont soustraites à la puissance des démons trompeurs. La Vérité, que le Feu divin fait descendre en elles, les remplit tout entières. En se consacrant à son culte, elles obtiennent à la fois l'infaillibilité dans la mantique et la perfection de la vertu. Grade à cel^les-ci il est concédé au théurge de parvenir à cette ascension vers le dieu intelligible, qui doit être proposée comme la fin à atteindre par toute prescience de l'avenir et toute opération théurgique *'.

Ainsi la purification de l'âme, condition indispensable de la béatitude éternelle, ne sera plus, comme dans le néoplatonisme antérieur, la récompense d'une vie soumise aux préceptes de la l-aison, le fruit du renoncement aux jouissances matérielles, l'effet d'une ascèse abstinente et continente. Elle ne peut être accomplie qu'avec l'aide des puissances, supérieures : héros, démons, anges, dieux ^. Seule la présence divine obtenue par des prières hiératiques la réalisera dans sa plénitude. Cette théophanie fait entendre au visionnaire des oracles qui lui révèlent des vérités ésotériques, elle fait pénétrer dans son âme la divinité qui en élimine toute perversité, et elle apporte au théurge l'assurance qu'il s'unira de même après sa mort au Dieu suprême.

Sur les conditions où se produisent, selon Jamblique, la descente de l'âme à la naissance et son élévation vers le ciel après la mort, nous ne trouvons que des indications éparses dans des extraits fragmentaires et dans le livre « Sur les mystères » . L'ouvrage sur l'âme ( 7r£pl ^ujcj^ç ) aurait pu mieux nous en instruire ; mais les passages étendus que Stobée en a reproduits ^

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