Zeller, /, c, pp
4. De myst.y VIII, 7 ss.; Stob., Eclog., I, 80, 184. Cf. Zeller, l. c. p. 686 ; 703 ss.
étoilée ou lunaire, partaient-elles pour s'abaisser vers la terre ? S'y. rendaientelles volontairement ou entraînées par une force irrésistible ? ^ Etaient-elles impassibles avant leur incorporation ou déjà sujettes aux passions délétères ?,2 En se logeant dans l'organisme humain, entraient- elles en contact direct avec lui sans aucun intermédiaire, ou au contraire étaient-elles revêtues d'enveloppes éthérées, célestes, aériennes qui s'interposaient entre elles et le corps matériel ? s. Ce véhicule vaporeux survivait-il au décès ou la raison pure s'en dépouillaitelle ? * Une purification dans l'au-delà était-elle nécessaire et comment s'accomplissait-elle ? ^ Les âmes les plus parfaites en étaient-elles dispensées, et étaient- elles reçues aussitôt dans la société des dieux, étant devenues déjà divines pendant leur séjour ici-bas ? ^ Ou du moins pouvaient-elles s'élever au rang des anges et coopérer avec eux ? ^ Etaient- elles dépourvues dans l'au-delà de toute sensibilité, et même de toute connaissance, la raison impassible survivant seule pour aller s'identifier avec l'Etre ? ^ Toutes ces questions et d'autres encore ^ provoquèrent parmi les Néoplatoniciens d'interminables controverses. Mais ce furent-là subtilités de casuistes, arguties de théologiens où l'esprit grec et l'imagination orientale rivalisaient de raffinement et de fantaisie, et qui n'éveillaient, en dehors de l'école, que de faibles échos ; ces divergences dogmatiques n'eurent sur les croyances de la généralité des esprits qu'une action très limitée. La variabilité même des opinions enseignées par des maîtres successifs s'opposait à ce qu'elles pussent s'imposer durablement comme un dogme traditionnel.
Au contraire la, théurgie à laquelle recourut Jamblique pour tenter de rénover le culte des dieux influa profondément sur toute l'histoire religieuse du IV'e siècle. Ce fut elle qui provoqua la tentative la plus audacieuse pour rétablir le polythéisme dans sa puissance et sa dignité d'autrefois, celle de Julien l'Apostat. Sans doute les raisons qui décidèrent l'empereur à renter cette restauration d'une idolâtrie décadente sont-elles complexes, et des motifs profanes purent sembler la conseiller'". Le prince qui, dès son adolescence,