‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 411 sur 468 · Libanius, Or., XVIII, i8 ; cf. Bidez, o-p. cit., p · texte numérisé non relu

Libanius, Or., XVIII, i8 ; cf. Bidez, o-p. cit., p

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« Chaldéens » et était enseignée dans les oracles de Julien le Théujrge comme dans les mystères de Mithra i. Le Soleil, moteur des sphères célestes, était aussi le créateur des âmes qu'à la naissance il envoyait ici-bas dans la matière et faisait après la mort remonter dans son sein. Les purs rayons de l'astre resplejadissant leur servaient de véhicule ( ojruKo. ) dans leur descente sur la terre comme dans leur ascension vers les régions supérieures^. L'empereur, par l'effet des initiations qu'il a obteriues, se croit uni à Hélios par unei relation mystique'. Il se figure être le suivant fidèle ou le fils spirituel du dieu invincible, qu'il ira rejoindre à l'heure fixée par le destin, et Mithra, hypostase du soleil, sera le psychopompe qui le guidera vers les cieux, où il jouira d'une vie divine*. Cette vie sera étemelle si ses mérites lui ont valu cette récompense suprême ; sinon, elle durera de longs siècles avant qu'une réincarnation ramène son âme ici-bas. On voit comment les indications épai-ses dans les écrits du prince philosophe révèlent, malgré la réserve que le secret des mystères lui impose, que sa foi confiante était celle de l'eschatologie des théurges platoniciens.

L'échec de la réforme tentée par Julien marque la défaite définitive du polythéisme, et par suite la déchéance désormais irrémédiable d'une philosophie qui persistait à soutenir une cause perdue et était par là même condamnée. Mais elle manifesta encore sa puissance par l'ascendant qu'elle prit sur ses adversaires. Fait significatif, la réaction passagère de l'Apostat fut suivie immédiatement, dans la seconde moitié du IV^ siècle, par la grande entreprise intellectuelle des Pères cappadocier", Basile et les deux Grégoire, qui, à l'exemple d'Origène, voulurent réaliser une fusion entre la théologie chrétienne et la science de leur temps. Ils firent nécessairement de larges emprunts au platonisme qui régnait alors en maître sur les esprits, et leurs écrits sont farcisi d'idées plotiniennes sur l'essence strictement immatérielle de Dieu et de l'âme, et la destinée de celle-ci s. Ces évêques, disciples des philosophes, réussirent dans une large mesure à rallier les classes instruites à la cause du christianisme.

1. Jtilien, Or., Y, p. 172 D3 cf. 'Chôol. sol., p. 18 (464), n. 4; M. M. M., I^p.40) note 2.

2. Jtil., Or., ly, p. 152 B; Césars, p. 336 C ; Etudes syriennes, p. 203. Sur Voyr\^i. dans le néoplatonisme, cf. E. R. Dodds, Proclus, Eléments of theology, Oxford, 1933) texte, § 205 à § 2iOj et note. 209.

3. Jul., Or., IV, p. 130 C, p. 157 A ; Eunape, fr. 23 ; Julien, fr. 156. Cf. BideS:, Lettres de Julien, p. 203.

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