III. — Formes de l'immortalité céleste
On a cru longtemps qu'il y avait chaque matin un nouveau Soleil ; chaque mois une nouvelle Lune, 171. — Leurs vicissitudes reconnues, on les met en rapport avec celles de la vie humaine, ib. — Hécate reine des Enfers, évocatrice des revenants, ib. — La Lune, cause de la putréfaction, ib. — Triple commémoration des morts, 172 {NC XIX, p. 414)
— Chaque homme a son étoile au ciel, «è. — Eusèbe d'Alexandrie, ib. — Astrosus = malchanceux, iô. — Influence des étoiles, zè. — Les esprits des morts vont habiter la Lune: Upanishads, 172-173 ; — Mâni, 173. — Monuments funéraires en Afrique : le croissant, seul ou associé au Soleil et à Vénus, ib. — Le croissant chez les Celtes, appartient au vieux fonds indigène, ib. — Influence possible du pythagorisme et des Mystères de la
Grande Mère sur les Druides, ib. — Les morts suivent le Soleil dans son déclin, et reviennent avec lui : • Egypte, 173-174. — Le soleil psychopompe, 174. — Les morts deviennent des étoiles, ib. — La Voie lactée, séjour des trépassés, ib. ; — ■ route des morts vers le sommet du monde, ib.
L'immortalité astrale ne relève pas de ces croyances populaires, mais d'un système scientifique de cosmologie et d'astronpmie, 174. — L'atmosphère, lieu de passage, 174.- 175, — « rempli d'âmes » selon les Pythagoriciens, 175. — Rôle purificateur des Vents, ib. — Assistance d'un dieu psychopompe, ib. — Les Iles bienheureuses dans le Soleil et la Lune, ib. — Pythagore dans la Lune avec Orphée et Platon, 176. — ■ Royaume d'Artémis, ib. — Lucien, Histoire véritable, ib.
Posidonius : Les âmes, souffles ignés, s'élèvent, purifiées par les Vents, 176. — Elles sont sphériques, ib. ; — chœur animé autour de la Lune, qui n'est pas leur séjour, mais leur centre : Lucain, Julien l'Apostat, 177. — Limite entre le monde supérieur et le monde d'ici-bas, ib. — Aristote, Néo-pythagoriciens, Néo-stoïciens, 177-178.
— Bas-relief romain du musée de Copenhague, 178 (NC. VU, f. 3çç).
Prééminence du Soleil, au quatrième rang des planètes, comme un coryphée, menant le chœur des astres, 179. — Assimilé à Apollon Musagète, ib. — « Cœur du Tout », ib. — Intelligent, -ùp vosaov, ib. — Créateur de la raison humaine, préside à la naissance des âmes, 180. — Les attire après la mort, sur le véhicule de ses rayons, ib. — Le Soleil anagogue, ib. — Mouvement alternatif d'émission et d'absorption, ib. — Créateur et sauveur. Sol invictus, ib. — Calendrier et eschatologie luni-solaires, 181. — Mythe de Plutarque, De facîe in orbe Lunae, ib. — Sarcophage du Vatican, ib. — Cippe romain du Louvre, 181-182.
Immortalité stellaire, dans la sphère des fixesj 182, — ou au-dessus, chez le Très- Haut, "rdi'.<7To;, ib. — L'âme-étoile, 183. — Catastérisme : Hercule, Castor et Pollux, Persée et Andromède, ib. — La comète de César, ib. — Antinous, ib. — Extension de cette foi, 183-184. — Marbre d'Albano, 184, — épitaphe de Milet, ib.
Combinaison de l'immortalité stellaire avec l'immortalité luni-solaire, ï6. — Les trois cieux, trois étapes de l'ascension de l'âme, 184-185. — Les sept sphères planétaires : Maguséens, Mystères de Mithra, Numénius, 185-186. — Les âmes se vêtent en descendant, et acquièrent des passions et des facultés dont elles se dévêtent en remontant, 186.
— Une fois nues, elles atteignent le huitième ciel où elles entrent dans l'éternelle lumière et la béatitude, ib. — L'échelle mithriaque, ib.
Le Dieu platonicien, transcendant au monde, dépouillé de toute matière, ib ; — se substitue au Dieu immanent, âme du monde, du panthéisme stoïcien, 187 ; — siège dans l'Empyrée {NC. VIU, -p. 400), Père céleste, "TtL'.crToç, Ju-p-piter Siimmus Exsuperantissimus, ib., — accueille dans son sein les parfaits, ib.
Le judaïsme reçoit des « Chaldéens » les sept cieux : Livre d'Hénoch, ib., — qui passent chez les chrétiens, ib. — Origène : les âmes, après avoir séjourné au Paradis, s'élèvent dans la zone de l'air et, si elles en sont dignes, entrent dans les « demeures des cieux », 187-188 ; — et si elles sont devenues de pures intelligences, jouissent de la vision béatifique, 188. — Repos dans la lumière éternelle, ib. — Le Paradis de Dante, ib. — Cette conception subsiste jusqu'au triomphe de Copernic et de Galilée.
TABLE DES MATIERES jij