I. — Où placer l'Hadès ib
La doctrine de l'immortalité céleste ea contradiction avec l'Hadès souterrain, 189,
— probablement thème ésotérique réservé a.ux ]j.%^-t\]xa~\7.o\ pythagoriciens, ib. — Interpolation dans Odyssée XI, 601 ss., 190. — TWfjia, 'j'U'/v)) stSwXov, ib. — Pythagorisme d'Ennius, ib. — L'âme au ciel, reiOcoAov dans l'Hadès, 190-191, — contradiction à résoudre, 191 {NC. XUI, -p. 408).
Hadès, non plus sous terre, mais dans l'hémisphère inférieur, ib., — astrologie chaldéo-ég5rptienne, ib. — Portes au Levant et au Couchant, ib. — Pythagoriciens : divinités couplées, Castor et PoUux, ib. — Système de VAxiochos, 193. — Virgile et Plutarque, ib. — Critique du système : les géographes : Antipodes, 194 ; — les astronomes : impossibilité d'un Hadès ténébreux dans Vhypogeion, toute la terre étant sucoessivement éclairée par le Soleil, 195. — Rejet de l'hypothèse d'Epicure sur l'extinction quotidienne de l'astre, ib.
Hadès transféré à la surface de la terre, 196, — qui devient ainsi Inferi, ib., — donc lieu de châtiment, ib., — ce qu'on explique par la métempsycose, ib. — Origine de la métempsycose, ib. — L'animisme primitif, 196-197, — aboutit à une doctrine de rétribution et de libération, 197, — qui ressemble au samsara hindou, ib. {NC. XIV, f. 408),
— et sans doute en provient par l'entremise des pythagoriciens, 198 ; — peut-être aussi de l'Egypte, ib. — Druides et Etrusques, ib. — Gnostiques et manichéens, Alaouites, Druses et Yézidis, ib.
Alternance de descente et de remontée des âmes, fatalisme astrologique, 198. — xûxÀo; yevscrew^, 199 {NC. XXIU, f. 418). — Châtiment et purification dans le Tartare, seloin les Orphiques, ib. — Réincorporation et palingénésie, la première suivant immédiatement le décès, la seconde n'intervenant qu'après un long intervalle de temps, chez Platon, par exemple, et Virgile, ib. — Purifiée, l'âme remonte vers la lumière céleste, ib. ; — souillée, elle tend à se réincarner, par l'effet d'une àvày/.-o, non cosmique, mais psychique. Ame responsable de son choix, Dieu innocent • {NC. XXll, ■p. 41^ 'et 465), 200.
Les supplices de cette vie doublent inutilement ceux du Tartare, ib. — Empédocle, Pythagoriciens, Ovide, 201. — Réincorporation, loi naturelle qui fait passer les âmes, dont le nombre est fixe, dans toutes les espèces vivantes, 201-202. — Aussi le sage doit-il être végétarien, quoique la transmigration puisse s'étendre aux plaintes, 202. — L'Apokolokintosis, ib. — Réincarnation, selon la valeur morale, en des animaux nobles ou ignobles, ib. ; — épargnée aux âmes pures, 203 ; — réservée aux vicieux ; exclue d'homme à bête, ib. — Porphyre et Jamblique, ib. — Grandeur morale de cette doctrine, 204.
Mythes infernaux interprétés aUégoriquement, ib. — Ce symbolisme favorise la négation épicurienne, Lucrèce, 205. — La foule s'en tient aux anciennes doctrines, 206, — par opposition au pessimisme qu'implique la métempsycose, ib. — Optimisme de la Grèce ancienne et Providence stoïcienne, ib. — Judaïsme et Christianisme hostiles à la transmigration, sauf peut-être Origène, 207.
s 14 TABLE DES MATIERES
La doctrine qui place les Enfers dans l'atmosphère a' plus de succès, 208. — L'âme alourdie par les appétits matériels demeure dans les bas-fonds de l'atmosphère, peuplés de démons, ib.; — violemment purifiée par les Vents, ib., — ou portée par eux jusqu'aux astres, ib.
Enfers étendus de la Terre à la Lune, 209. — Purification par les éléments, air, eau, feu (Cicéron, Virgile), qui effacent les cicatrices des âmes (Stoïciens), ib. — Succès de cette doctrine dans les Mystères, notamment de Bacchus, iô. — -Le van mystique (Xlixvov), ib. — Hermès Trismégiste, 211. — Apocryphes chrétiens ; Mozart et La Fliite enchantée, ib. — Rôle des démons dans ce Purgatoire aérien, 212. — L'âme trouve le repos aux abords de la Lune, ib. — ou au-dessus des étoiles fixes, ib.
Le VI^ livre d&V Enéide, interprétation symbolique des Enfers, 212-2Ï3. — Persistance des idées anciennes : « le sou du mort », 213- — Phraséologie des inscriptions ftméraires, ib. — Les thèmes traditionnels de la sculpture des sarcophages, 214. — Pourtant la foi ancienne est attestée par les tabellae defixionum, 215, — par les papyrus magiques égyptiens, ib., — et par Plutarque, ib. — Lifluenoe conservatrice des Mystères, par exemple, de Mèn le Grand et de Sabazius, ib. ; — et des Néoplatoniciens, notamment de Porphyre et de Proclus 215-216. — Celse, 217. — Influence du mazdéisme : empyrée d'Ahoura Mazda et royaume ténébreux d'Ahriman, ib. — Porphyre et les démons, tant bienfaisants, intermédiaires entre les dieux et les hommes, que malfaisants, dévas, àvTÎOeoi, maîtres et auxiliaires des sorciers, 217-218, —- Opposition entre le Ciel et TEnfer, 218.
IL — Les supplices de l'Enfer 219
Influence du mazdéisme prolongée par le manichéisme jusqu'aux Pauliciens et aux Cathares, 219- — Transformation, par l'eschatologie mazdéenne, de la croyance grecque aux tourments des damnés, ib. — Les Gréco-romains et le code pénal d'outretombe, 219-220. — LeVI« livre de V Enéide, et ses sources, 220. — Horreurs de l'Hadès populaire : l'Eurynomos de Polygnote, ib. — Plutarque, 220-221. — Les catabases et les Mystères de Bacchus, 221. — Silius Italiens, ib. — Plutarque, De la vengeance tardive des dieux, ib. — Lucien, Vera historia, 222. — Livre des Morts égyptien, ib. — Code d'Hammourabi, ib. — Artâ-Virâf-Namak mazdéen, ib. — L'Enfer étrusque, probablement venu d'Asie mineure, ib. ; — tout cela venant aboutir au syncrétisme alexandrin, ib. — Apocalyptique juive, 223. — Apocryphes chrétiens : V Apocalypse de Pierre, et ses supplices, ib.; — L'Apocalypse de Paul, 224. — Les peintures de Saint-Etienne le Rond à Rome, ib. — Dante et la Divine Comédie, ib.
Le supplice du feu en Grèce, torches des Erynnies et Pyriphlégéton, ib. — Feu à la fois purificateur et vengeur, 225. — L'idée du feu central, noyau de la terre, où les Pythagoriciens placent le Tartare, ib. — Eschatologie mazdéenne s fleuve de métaux fondus, ib., — d'abord destiné à séparer les bons des mauvais, puis à purifier les mauvais en vue de la rénovation du monde, ib. — Doctrine répandue par les Maguséens, ib.; — rejoint Vecpyrosis stoïcienne, et son feu raisonnable, Tcùp vospov, 225-226. — Inscription votive d'Antiochus de Commagène, 226. — Supplice du Stéganome impie, ib- — Le feu infernal chez Philomène de Gadara, ib. — Apocalypse d'Hénoch et Apocalypse d'Elie, ib. — Oracles sibyllins, 227, Lucien, Vera his.'oria, ib, — Pyriphlégéton
TABLE DES MATIERES Si 5
transporté des Enfers souterrains à la zone des astres, ib. — Persistance du Tartare glacé, ib. — Le feu de l'Enfer brûle sans éclairer, ib.
Evangiles et Apocalypse : la géhenne du feu, 227-228. — Lactance et le fleuve de feu mazdéen, 228. — Les démons, qui chez Platon étaient messagers entre le ciel et la terre, et psychopompes, deviennent méchants et vengeurs, ib. — Xénocrate et Chrysippe, ib. — Influence mazdéenne : Yazatas et Dévas, 228-229. — La nuit envahie par des hordes dfe dévas, que le chant du coq met en fuite à l'aurore, 230 (JVC XV, p. ^oç et 46^). — Prudence, Burchard de Worms, Shakespeare, ib. — Les àvysXc. perso-syriens, ib. — Distinction entre anges et démons due à l'influence mazdéenne, 231. — Oracles chaldàiques et philosophie néoplatonicienne, ib.
Le séjour des Elus étant transféré au Ciel, Pluton, devenu Esprit du mal, à l'exemple d'Ahriman, ne règne plus que sur les réprouvés, 232 (A'C. XXXV, p. 445)- — Devient l'ennemi de Jupiter, ib. — Sénèque et Staoe, ib. — Les Enfers, royaume de Satan, 233. — Transformation des Catabases, de la légende d'Hercule aux tragédies de Sénèque, ib. — Ces idées, favorisées par les Mystères, proviennent des mytlaes de Babylone interprétés d'après le dualisme mazdéen, 233-234.
La Descente du Christ aux Enfers, 234, — duel de la Vie et de la Mort j triomphe de la Vie, ib.