I. — Les cultes grecs ib
Les anciens cultes gréco-romains étaient destinés à assurer en ce monde la prospérité de l'Etat, 235. — Les mystères promettent à leurs initiés, grâce à une révélation divine, la félicité dans l'au-delà, 236. — Tradition prétendue ancienne, mais progressivement réinterprétée et adaptée, ib. — Stabilité des rites, ib. — Epoptes, ib. — Interprétation allégorique, ib.
Fonds commun des Mystères : bonheur d'outre- tombe, ib. — Discipline du secret, 236-237. — "kpô; Aoyoç, 237. — to optiasva, ib. — «Science par souffrance », ib. — ïà XîYÔ|J.eva, ib. — Ta o-ûu.b'oÀa, ib. — Banquet Sacré, 337-238. — L'étranger, d'ennemi devenant commensal, 238. — Les joies de l'Hadès renouvellent les délices de l'initiation, ib. — Antiquité des mystères : Zeus en Crète, Hécate à Egine, Déméter, 238-239. — Les Cabires, 239.
Eleusis. — Prestige des Eleusinies : Cicéron, empereurs initiés, ib. — Respect inviolé du secret, 240. — 'AyaG'/i sÀttÎç ib. (NC. IX, p. 401), — réstiltant d'une cathartique accessible à tous, même aux esclaves, sans condition de moralité, à la seule exclusion des assassins et des barbares, ib. — .Promesse d'une vie de délices aux Champs-Elysées, royaume souterrain, ib.^ — puis aux Iles des bienheureux, qui sont le Soleil et la Lune, ib. — Encore chaque philosophe en garde-t-il sa propre interprétation : Marc- Aurèle, Epictète, Plotiniens, Jxilien l'Apostat, 242-243. — Le culte d'Eleusis n'a jamais essaimé, 243.
Orphisme. — Doctrine livresque, vaste littérature incessamment renouvelée, 243- 244 (JVC. X, p. 405). — Théologie cohérente fondée sur un péché originel ; crime des
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Titans contre Zagreus, 244-245. — Pessimisme contrastant avec l'optimisme életisinien, 245. — Nécessité d'être lavé de la souillure héréditaire pour passer de la pseudo-vie de ce monde à la véritable vie, ib. — Jugement de l'âme et rétribution, ib. — Tourments des réprouvés minutieusement décrits, 245-246. — Mais ni les châtiments, ni la félicité de l'au-delà {NC. XI, -p. 406) ne sont éternels, 246. — Réincarnations successives dans des corps d'homme ou d'animaux, ib. — jusqu'à l'achèvement de la justification, ih.
Certains érudits ont vu l'Orphisme partout : IV^ Egl. de Virgile, Apocalypse de Pierre, « Villa des Mystères » à Pompéi, basilique de la Porta Maggiore à Rome, 246- 247. — Or il n'y avait plus, sous l'Empire, de communauté orphique, 247. — Le recueil des hymnes de ce nom, nettement empreint de stoïcisme, ne conserve presque aucune trace de l'ancienne doctrine, ib. — La littérature dite orphique se renouvelle et se développe,' 247-248. — Orphisme et Pythagorisme, 248. — Affinités des deux doctrines, ib. — Lamelles d'or dites orphiques, ib. (NC. XI, p. 406). — Mithra identifié à Phanès, 249. — Orphisme et Mystères de Dionysos, ib. — GEuf cosmique des Orphiques, ib. — Le festin éternel, 250.
Bacchus. — Immense diffusion des Mystères de Bacchus, 250. — Témoin les sculptures et peintures funéraires, ib. — Venus de Thrace et de Phrygie, ils introduisent en Grèce leurs transports extatiques, 250-251. — Omophagie, 251 ; — peut-être survivance d'anciens sacrifices humains, ib. — Culte du phallus, ib. — à la fois symbole de la fécondation des champs et promesse d'immortalité, ib. — Edit de Ptolémée IV Philopator pour le contrôle des dionysies, 252 {NC. XXV, p. 423). — Survivance d'observances aberrantes secrètes, ib. — Culte venu de Tarente à Rome, 253. — Interdit par le Sénat, ib. — Jupiter Sabazius, ib. — Culte réintroduit à Rome par César, 254,
— assagi tant à Rome qu'à Athènes sous les Antonins, ib.
Le transport physique initial, poussé jusqu'au paroxysme et à l'extase, identifié à une vie surhumaine et divine, 254-255. — A ces violences succède l'ivresse du repas sacré, 255, — qui devient pour qui est marqué du sceau sacré {NC. XXV, p. 442) le symbole du bonheur éternel, 255-256. — Les fidèles de Sabazius et le paradis de Vibia, 256-257. — Erotisme, 257-258. — Le banquet de l'au-delà transporté de l'Hadès au ciel : Pythagoriciens et Platon (mythe du Phèdre), 258 — d"©!! il passe, en se spiritualisant, chez les derniers Néoplatoniciens, ib. — On le retrouvera dans le christianisme, ib.