Symbol., pp. 28 ss. ; 33g, 508 (Add
2. Cf. infra, ch. 11. ■ I : ^ " i ' ' ! ■ ' ' I i i" î ' ' 1 i ! "i " •^' " ^
3. Dessau, 8177 s. ; 8198 ; 8202. De même en grec ; cf. Roscher, Lexik., s. v. katachthonioi Theoi ; Rohde, tr. fr., p. 543, n. 3 ; IGR, IV, 1479, etc.
4. Pap. Paris, IV de Preisendanz, 445 ss. De même, 1965 et pàp. V, 40a ss. Cf. Jos. KroU, p. 476 ss.
7é LUX PERPETUA
nécromants évoquent les revenants, il est souvent spécifié qu'ils les font remonter des gouffres sombres de la terre i. Lorsque l'ombre d'un défunt apparaît en songe, elle console parfois ses proches en leur donnant l'assurance qu'elle n'est pas plongée dans les ténèbres du Tartare, mais qu'elle est montée au ciel 2.
Sur l'étendue immense de l'Empire romain la foi héréditaire de bien des populations avait été à peine effleurée par la religion ou là philosophie grecques. Sous une teinture superficielle d'un hellénisme, qui est surtout verbal, nous voyons se maintenir dans ces milieux des croyances remontant aux âges les plus lointains, et dans le mélange des races que produisit l'unifciation de Voîkûuménè. elles peuvent se propager des confins barbares de l'Empire jusqu'au cœur du monde latin.
La vieille conception d'un enfer soumis à des dieux chthoniens pouvait en Italie subsister chez ceux qui n'admettaient pas la mythologie hellénique. Même dans la ville de Rome la plèbe, sans croire précisément aux supplices d'Ixion sur sa roue ou de Sisyphe roulant son rocher, restait vaguement persuadée que les âmes descendaient du tombeau dans des demeures invisibles, où elles obtenaient des récompenses et recevaient des châtiments. Selon le récit de Suétone, lorsqu'on connut à Rome le décès de Tibère, le peuple pria la Terre Mère et les dieux Mânes de ne donner à ce mort détesté d'autre séjour que celui des impies s. Les esclaves orientaux apportaient de leur pays les mêmes convictions. Le roman d'Héliodore — un prêtre d'Émèse en Syrie — nous montre l'héroïne invoquant « les démons qui, sur la terre et sous la terre, surveillent et punissent les hommes injustes »^ afin qu'ils l'accueillent avec bienveillance*. Dans la catacombe des fidèles de Sabazius, à Rome^ ce n'est pas devant des juges infernaux mais en présence de Dispater et d'Aeracura que la défunte Vibia est introduite, et une pareille représentation n'est pas isolée ^
Une curieuse épitaphe de Phrygie^ nous révèle comment, au moment où allait triompher l'Église, les paysans d'Anatolie continuaient à se figurer